Parlement Panafricain : Place aux jeunes !
La jeunesse ne sera plus un simple thème de discussion mais un acteur de la décision. C’est le message fort adressé, ce mercredi, par le président du Parlement panafricain, Fateh Boutbig, lors de sa rencontre avec les membres du bureau du Caucus des jeunes, où il a exprimé sa volonté d’ouvrir davantage l’institution à la participation des jeunes, afin d’accompagner les mutations que connaît le continent et de concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Boutbig a affirmé que « les jeunes femmes et les jeunes hommes doivent être au centre des activités du Parlement » lors de cette rencontre portant sur l’examen de la feuille de route pour les trois prochaines années, où il a affiché l’ambition du Parlement africain de faire de la jeunesse un partenaire de la gouvernance continentale et un acteur pleinement impliqué dans les travaux de l’institution.
Le président de l’institution a également exprimé le souhait d’inscrire durablement les préoccupations de la jeunesse dans les priorités parlementaires et de renforcer les mécanismes qui permettront aux jeunes Africains de participer aux débats portant sur les grandes orientations politiques, économiques et sociales du continent.
Boutbig a également soutenu avec forte conviction que « l’avenir de l’Afrique dépend de la capacité de ses institutions à intégrer la voix de sa jeunesse ». Relevant que « dans un continent où les moins de 35 ans constituent la majorité de la population, il est indispensable que les jeunes ne soient plus uniquement destinataires des politiques publiques, mais qu’ils participent à leur conception et à leur mise en œuvre ». Il a précisé que cette vision s’inscrit en droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui érige « la jeunesse en levier stratégique du développement, de l’innovation et de l’intégration africaine ».
En outre, il a tenu à préciser que « cette orientation n’est plus un choix mais une nécessité imposée par les profondes mutations que connaît le continent ». Cela d’autant plus que l’émergence de nouveaux défis économiques, technologiques, environnementaux et sociaux exige, une gouvernance plus inclusive et davantage tournée vers les nouvelles générations.
Les échanges avec les membres du bureau du Caucus des jeunes ont permis de définir les contours de cette nouvelle approche. Le Caucus a ainsi été appelé à jouer un rôle central au cours de la septième législature en servant de cadre permanent de concertation entre les jeunes parlementaires et les représentants de la jeunesse des Etats membres. Il devrait également identifier les préoccupations communes, favoriser les échanges d’expériences et formuler des propositions susceptibles d’alimenter les travaux du Parlement africain.
Boutbig a ainsi partagé avec les membres présents l’importance de transformer le Parlement en un espace de dialogue ouvert à toutes les composantes de la société africaine, en particulier à sa jeunesse, soutenant que « le Parlement panafricain doit être une plate-forme continentale permettant aux jeunes de participer aux débats et à la prise de décision sur les défis et les priorités de notre continent ».
Pour le président de l’institution, les jeunes disposent d’un potentiel considérable que le continent ne peut plus se permettre de sous-exploiter. Leur créativité, leur maîtrise des nouvelles technologies, leur capacité d’innovation et leur engagement citoyen constituent autant d’atouts pour accélérer les réformes et renforcer l’intégration africaine. Il a soutenu que « leur implication dans les processus décisionnels représente une condition essentielle pour élaborer des politiques publiques adaptées aux réalités du terrain ».
Le responsable a également plaidé pour une participation plus active des nouvelles générations à la définition des priorités continentales. Il estime que les défis liés à l’emploi, à l’éducation, à la transformation numérique, à la sécurité alimentaire, au changement climatique ou encore à l’intégration économique ne pourront être relevés durablement sans l’apport de la jeunesse africaine.
« Nous voulons faire de la jeunesse le moteur de l’intégration africaine et de l’action commune du continent, conformément aux ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a poursuivi M. Boutbig, assurant que « donner une place centrale aux jeunes revient à préparer une Afrique plus forte, plus prospère et plus résiliente face aux défis du XXIᵉ siècle ».
Il convient de noter que cette rencontre avec le bureau du Caucus des jeunes dépasse ainsi le cadre d’une simple réunion institutionnelle. Elle traduit la volonté du Parlement africain d’ouvrir une nouvelle étape de son action en faisant de la participation citoyenne des jeunes un axe structurant de la septième législature, l’objectif étant de renforcer le dialogue entre les institutions continentales et les nouvelles générations, tout en favorisant leur implication dans l’élaboration des politiques africaines.
En plaçant la jeunesse au centre de son projet, M. Boutbig entend donner une impulsion nouvelle au Parlement africain et conforter son rôle de cadre de concertation continentale. Ainsi, à travers cette démarche, l’institution affiche son ambition de faire émerger une gouvernance plus inclusive, capable de s’appuyer sur l’énergie, les compétences et les aspirations d’une jeunesse appelée à façonner l’avenir de l’Afrique.