-- -- -- / -- -- --
Op-Ed

Parle-t-elle tamazight, la ministre ?

Et ça repart ! Les fonds politiques de commerce. Maintenant, au ministre de l’Education de faire le greffier des enchères pour tamazight. On la pensait, Madame la ministre de l’Education, enracinée ailleurs quand même. Et paf ! La surprise de la rentrée scolaire pour les enfants.

Ceux qui gèrent nos départements ne savent pas être mesurés, même pas dans le rythme. De la recherche du financement de Constantine Capitale arabe on passe, sans transition, à la généralisation de tamazight dans les établissements scolaires. Il faut quand même suivre le rythme. « Lahriga fe eddar, khlass ». Faut changer de cap, entonner l’air que le peuple veut entendre, car nos dirigeants nous prenaient pour une race pure arabe, plus arabe que les arabes eux-mêmes. Ça ne ratait jamais ! Même Khalida,

ex-ministre de la Culture, qui dansait, tout le temps, kabyle, plus de 14 ans de danse, et kabyle, parlait arabe qui descend de l’olivier, chantait pareil, pensait pareil… se revendiquait des capitales islamiques et arabes. Elle nous a bousillés Alger et Tlemcen et promettait d’assiéger Constantine. Plus race que ça… A croire que nous étions les seuls héritiers de Hadramaout. Toutes les capitales arabes ont failli avoir un ber algérien.

Ben, Ben… enfin Benghebrit se démarque, elle, elle c’est tamazight. Elle va certainement se démarquer de toutes les races. De toutes les cultures. Des civilisations. De l’universalisme qui a convergé chez nous.

On s’en f… Vous avez dit tamazight, et voilà vous êtes servis, vous allez en bouffer, du tamazight jusqu’au dessert dans les cantines de vos enfants. Poubelle tout autre versant de l’Histoire nous concernant. Poubelles toutes les crêtes d’humanisme extra-tamazight. Elle n’a jamais été crédible, l’histoire, pour la prendre réellement au sérieux. Poubelle. On s’en éloigne. L’Histoire, c’est de la stratégie. C’est tout Simple. C’est simple à accepter aussi.

La stratégie, c’est l’Histoire. C’est admis. Pour le moment, elle est tamazight. On va repeindre Tlemcen des Andalous, on va reparler de Cirta et peut-être d’Icosium, Bab-El Oued ou Oued Kniss si la stratégie l’exige. Ou pet-être Tadmaït, va savoir. Oh ! Tadmaït ! Faut sortir d’as’sayfou wa roumhou wal bayda’ou… trop arabe pour le prix d’une seule épitaphe. C’est violent et sanguinaire. Macho. Rétrograde. Faut ressusciter la Berbérie de Massinissa et de Youghourta. Faut revenir aux choses qui ont fait notre beauté : l’âne, les oiseaux, le mouton, les sentiers qui empruntent les traces des sources d’eau fraîche, les montagnes au mode oliviers, au achewwiq…

Une question de principe, rien de plus, a été cette arabité. De religion, cette question. D’Histoire. De stratégie. D’ailleurs où sont les arabes à présent sinon là où personne ne peut les interpeller. Dans les balles des terroristes d’Al Qaïda et de Daesch. Dans les armes des narcotrafiquants. Des bandits. Dans la violence des mercenaires. Dans les subversions. Dans la destruction de la Syrie. De l’Iran. Les tentatives de déstabilisation de l’Algérie. Où sont les Arabes ? Dans les nationalités des rapts. Dans la Libye. Dans l’Egypte. Dans la Tunisie. Ils sont là, couvés dans le mal du siècle. Dans l’axe du mal.

Les Arabes, rendez notre Cirta au royaume de la Numidie, svp, Timgad aux Berbères, et Cherchell à Césarée. Sait-elle au moins le dire en Kabyle, Madame la ministre de l’Education ?

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email