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Nationale

Parité entre les hommes et les femmes : Beaucoup reste à faire

Parité entre les hommes et les femmes : Beaucoup reste à faire

« Atteindre l’égalité totale hommes-femmes est un défi auquel sont confrontés un grand nombre de pays. » C’est ce qu’a déclaré Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel lors de l’ouverture hier des travaux du premier séminaire régional sur « la femme et le marché de l’emploi » qu’abrite l’hôtel El Aurassi pour deux jours.

Cette rencontre se veut « une contribution très utile en écho à l’article 36 de la Constitution algérienne », précise Medelci. Il a souligné que l’article 36 de la Constitution du dernier amendement de 2016, « œuvre à la promotion de la parité entre les hommes et les femmes sur le marché du travail ».

« L’Etat encourage la promotion de la femme aux responsabilités dans les institutions et administrations publiques et aussi au niveau des entreprises », a-t-il souligné, enchaînant : « La mise en œuvre de cet article nécessitera des mécanismes particuliers et la participation d’un plus grand nombre d’acteurs. »

« En Algérie, le constituant, reconnaissant le rôle du droit dans la dynamique de changement de la société, a déjà adopté une démarche empreinte de volontarisme et de progressivité, dans l’article 35 de l’amendement de 2008 de la Constitution, qui a permis à nos assemblées d’accueillir un nombre de représentantes qui n’est pas inférieur au tiers », précise-t-il. Medelci qualifie cette avancée notable de la place de la femme dans l’espace politique d’ « encouragement substantiel ».

Ce séminaire est « une occasion d’échange d’expériences avec plusieurs pays européens et les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), et nous enrichir mutuellement de nos avancées et de nos convictions », a dit Medelci sur cette rencontre.

De son côté, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, estime que les réformes relatives à cette frange de la société vont dans le sens de la promotion et des droits politiques de la femme en Algérie. 

Ce qui donne, dit-elle, un classement favorable de l’Algérie, qui occupe désormais « la première place dans le monde arabe, la neuvième en Afrique et la vingt-sixième à l’échelle mondiale ». « Un acquis pour la femme algérienne en matière de représentativité politique au Parlement et aux assemblées élue, ainsi que sur le marché du travail, où la femme est présente avec un taux de 19% ».

« Un taux qui n’est pas à la hauteur de nos attentes, mais nous travaillons pour améliorer sa présence dans le monde du travail, à travers une stratégie nationale bien réfléchie. »

Ce séminaire à vu la présence de Mme Herdis Kjerufl Thorgeirsdottir, vice-présidente de la commission de Venise (dépendant du Conseil de l’Europe), sachant qu’il est organisé par la Commission européenne pour la démocratie par le droit (commission de Venise), en coopération avec le Conseil constitutionnel algérien et la Direction générale de la Fonction publique et de la Réforme administrative. 

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