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Nationale

Paris appelle à une « transition démocratique »

Paris appelle à une « transition démocratique »

En peu de mots, et enrobé d’un vocabulaire très généraliste, Paris s’est exprimé ce vendredi sur la situation politique en Algérie, alors qu’il demeurait depuis des mois très prudent, voire réservé, comme la plupart des puissances occidentales. Une position classique, à la limite de l’orthodoxie diplomatique.

Lors de la clôture de la conférence des ambassadeurs français qui s’est tenue cette semaine à Paris, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères français, a indiqué que « le seul souhait de la France, compte tenu des liens profonds qui nous rattachent à ce pays, c’est que les Algériens trouvent ensemble les chemins d’une transition démocratique ». Transition démocratique ou dialogue ? La nuance est de taille et pourrait ouvrir des supputations et des voies insoupçonnées, même si ce n’est pas la première fois que Le Drian reprend les mêmes termes.

Le chef de la diplomatie française a souligné à cette occasion qu’il a dit à son homologue algérien en marge du sommet des deux rives, qui s’est tenue en juin dernier à Marseille, « nous sommes confiants dans l’esprit de responsabilité, de civisme, de dignité, qui prévaut depuis le début des manifestations et nous sommes attentifs à ce que cet esprit puisse continuer de s’exprimer pacifiquement dans le respect de la liberté d’expression et de manifestation », a-t-il ajouté.

Selon Le Drian, minimaliste à souhait actuellement quand il s’agit des questions algériennes, « la solution, c’est le dialogue démocratique et dans ce moment historique, nous continuerons de nous tenir aux côtés de l’Algérie et des Algériens dans le respect et l’amitié qui président à nos relations ».

Pour rappel, la France, ancienne puissance coloniale, est restée attentive à la situation algérienne et à l’évolution de la crise politique depuis le début des manifestations populaires en février dernier. Le Drian a toujours maintenu sa position sur cette question, en insistant sur l’esprit de responsabilité et de dignité pour que des manifestants puissent s’exprimer librement.

En juin dernier, dans un entretien à un magazine international, le chef de la diplomatie française a estimé que « la solution, c’est le dialogue

démocratique. Dans ces moments historiques, nous continuerons d’être attentifs à l’Algérie et aux aspirations des Algériens, dans le respect et l’amitié qui président à nos relations ».

« Le seul souhait de la France, c’est que les Algériens puissent trouver ensemble les chemins d’une transition démocratique », poursuit-il. « C’est ce que nous souhaitons pour l’Algérie et c’est ce que nous espérons, compte tenu des liens profonds qui nous rattachent à ce pays. Nous sommes confiants dans l’esprit de responsabilité et de dignité qui prévaut depuis le début des manifestations et qui suscite l’admiration. »

Les prises de position de la France dans le dossier algérien, traditionnellement très prudentes en raison des liens historiques entre les deux pays, sont suivies à la loupe de l’autre côté de la Méditerranée. La position officielle de Paris est de ne se livrer à « aucune ingérence », tout en assurant ne ressentir envers ce pays « aucune indifférence », selon une expression employée en mars par le Premier ministre Édouard Philippe.

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