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Nationale

Paralysie des établissements scolaires

Paralysie des établissements scolaires

Les enseignants des trois cycles de l’enseignement sont sortis, hier, à travers tout le territoire national pour exprimer leur « rejet » des dernières annonces contenues dans la lettre du président de la République proposant des solutions de sortie de crise.

L’appel à la grève lancé par ce collectif des syndicats autonomes du secteur de l’éducation a été massivement suivi, engendrant une paralysie totale des établissements scolaires. Refusant la prolongation du mandat présidentiel, les instituteurs ont marché pacifiquement et à travers tout le territoire national. Le point de départ de ces marches, qui ont débuté à 10 heures, s’est fait à partir des directions de l’éducation. A Alger, des centaines d’enseignants ont investi l’esplanade de la Grande-Poste. Scandant différents slogans, les manifestants, venus de toutes les communes de la capitale, ont exigé le respect de la volonté populaire.

Même mot d’ordre à travers les 48 wilayas. Les marches se sont déroulées dans le calme et avec le même objectif. Les enseignants réclament un changement radical du système actuel. « Les enseignants des trois paliers, primaire, moyen et secondaire, ont massivement répondu à l’appel de leurs syndicats respectifs », selon le porte-parole du Cela, Idir Achour. Contacté par nos soins, le syndicaliste s’est félicité de la mobilisation des enseignants à cette action de contestation. Il nous a confirmé la paralysie à 100% des établissements scolaires. Selon lui, le nombre d’enseignants marcheurs varie d’une wilaya à une autre et oscille entre 3 000 et 25 000 enseignants. Idir Achour, qui a participé à la marche auprès de ses confrères à Béjaïa, affirme que cette marche était grandiose et s’est déroulée dans de meilleures conditions. L’Intersyndicale, devant l’accélération des événements dans notre pays, a tenu une réunion d’urgence pour discuter de la situation. Les six syndicats autonomes du secteur de l’éducation (Cela, Satef, Snapest, Snte, Unpef et Cnapest) considèrent que les décisions contenues dans la lettre du président de la République, qui annoncent l’abandon du 5e mandat, ne sont pas au niveau de nos espérances et ne répondent pas aux revendications du mouvement pacifique et populaire.

L’Intersyndicale, qui dénonce en outre « la marginalisation des objectifs du mouvement pacifique », estime que le « ce mouvement est la voie la plus sûre et la plus pacifique pour concrétiser les revendications populaires ». Elle s’est dite également favorable à « une phase de transition avec de nouveaux visages qui seront acceptés par le peuple et qui ouvriront la voie à une nouvelle Algérie et un nouveau régime politique ».

Par ailleurs, les six syndicats autonomes ont appelé les enseignants et les travailleurs du secteur à la poursuite de la mobilisation pacifique jusqu’à ce que les objectifs du mouvement populaire soient atteints. Il convient de rappeler que cette grève nationale dans le secteur de l’éducation est la troisième depuis le début de l’année, après celles du 21 janvier et des 26 et 27 février derniers.

Il est à souligner que la colère des syndicats membres de l’Intersyndicale est motivée également par les déclarations de la ministre de l’Education à la fin de février dernier, avant la grève des 26 et 27 février, selon lesquelles les réunions tenues par des responsables du ministère avec les syndicalistes font partie « du protocole régissant les actions avec le partenaire social en cas de grève ».

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