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Nationale

Paix et sécurité en Afrique : Appel à l’action et à l’unité continentale

Paix et sécurité en Afrique : Appel à l’action et à l’unité continentale
L’Algérie boussole du continent. 

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a relevé, ce lundi, l’importance de renforcer l’engagement africain à trouver des solutions continentales aux défis sécuritaires et politiques, et ce à l’occasion de l’ouverture de la 12e session du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, connue sous le nom de Processus d’Oran.

Attaf a affirmé que « cette édition est l’occasion de renouveler notre engagement à redoubler d’efforts pour élaborer des solutions africaines aux maux africains, à plaider d’une seule voix au sein du Conseil de sécurité et à mettre fin à la marginalisation de l’Afrique dans les instances décisionnelles internationales ». Il a ajouté que « nous avons œuvré aux côtés de nos frères de la République de Somalie et de la République de Sierra Leone pour former un bloc homogène au Conseil de sécurité ». Précisant que « ce bloc ne défend pas des positions nationales, mais la voix collective de l’Afrique sur toutes les questions de paix et de sécurité », il a également assuré que l’action de l’Algérie s’inscrit dans une démarche collective visant à défendre les priorités du Continent africain.

Le chef de la diplomatie a, en outre, souligné l’importance historique du Processus d’Oran. « Douze ans après sa première édition à Alger, nous revenons pour évaluer les avancées accomplies et constater que l’Afrique parle désormais d’une seule voix au sein du Conseil de sécurité », a-t-il précisé. Ahmed Attaf a également mis en avant le rôle de l’Algérie en tant que pays hôte du Processus et en tant que membre actif du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. « Nous espérons avoir été à la hauteur des responsabilités qui nous incombent envers notre continent et nos frères africains », a-t-il affirmé, transmettant son expérience aux prochains membres africains du Conseil, la République démocratique du Congo et le Libéria.

Le ministre a ensuite dressé un constat préoccupant sur le contexte international actuel. « Ce n’est ni une exagération ni un excès de langage de dire que la conjoncture internationale actuelle est profondément instable, marquée par la polarisation, les divisions et les conflits », a-t-il averti. Il a rappelé les défis auxquels l’Afrique doit faire face, en particulier le recul de l’attention internationale sur les questions de paix et de sécurité sur le continent. « La guerre au Soudan approche de sa troisième année et génère la plus grave crise humanitaire au monde », a-t-il rappelé, ajoutant que la Libye reste un « dossier oublié » malgré quatorze années de crises et d’ingérences extérieures.

Ahmed Attaf a également évoqué la situation du Sahara occidental, soulignant le droit inaliénable de son peuple à l’autodétermination conformément à la légalité internationale. Selon M. Attaf, « le recul du rôle diplomatique continental et la rareté des initiatives africaines pour résoudre les conflits ont ouvert un large espace aux interventions extérieures », compliquant la résolution durable des crises. Pour le ministre, l’Afrique doit réinvestir sa tradition diplomatique, fondée sur la médiation proactive, le dialogue constructif et la présence active sur le terrain.

Le chef de la diplomatie a conclu son intervention sur un appel à l’unité et à la mobilisation collective, déclarant que « les forces qui nous unissent sont intrinsèques et plus fortes que les influences superposées qui cherchent à nous diviser », citant Kwame Nkrumah. Il a également exhorté à renouveler l’engagement de l’Afrique pour élaborer des solutions africaines aux problèmes africains et défendre ses intérêts sur la scène internationale.

L’importance de l’unité africaine a été renforcée par les interventions des autres responsables africains. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a salué le rôle pivot de l’Algérie dans la diplomatie continentale et le travail des A3+, ces trois pays africains au Conseil de sécurité. Soutenant qu’« ils sont un véritable trait d’union pour défendre les positions africaines au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, il a toutefois mis en garde contre la recrudescence du terrorisme, allant du Sahel à la Corne de l’Afrique, et contre les ingérences extérieures. « Les solutions aux crises africaines doivent rester africaines », a-t-il insisté, ajoutant que le Conseil de sécurité a renforcé ses mécanismes de prévention et consolidé les institutions régionales pour faire face aux menaces transnationales.

De son côté, Kassou Adja Léon Adam, président du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a alerté sur la multiplicité des menaces pesant sur le continent. Il a ainsi souligné que « nous devons veiller à ce que les positions africaines communes, en particulier celles qui concernent la paix, la sécurité et la stabilité, soient formulées clairement et défendues efficacement au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ». Le ministre ivoirien a également mis en avant l’importance de renforcer l’efficacité du CPS et de consolider la coordination entre les A3+ afin de garantir une influence maximale de l’Afrique dans les décisions internationales.



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