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Nationale

Ouyahia plaide pour un renforcement des capacités de raffinage

Ouyahia plaide pour un renforcement des capacités de raffinage

L’Italie principale fournisseur de l’Algérie en carburants. Ouyahia insiste sur la nécessité d’augmenter la production locale en renforçant les capacités de stockage et de raffinage du pays.

Faute de raffineries suffisantes pour le traitement de son pétrole brut, l’Algérie est contrainte de recourir aux marchés extérieurs afin de combler son déficit en carburants. L’Italie, du fait de sa proximité du marché algérien et de ses capacités de stockage importantes, reste le principal fournisseur du pays en carburants, produit à partir du traitement du pétrole Libyen.

Le pays s’approvisionne également des Pays Bas, de l’Allemagne et de la France pour une quantité globale de 3,5 Mt de carburants pour 2 milliards de dollars, selon les chiffres du ministère. Une facture exorbitante afin de répondre à l’explosion de la demande estimée à plus de 15 Mt.

Des importations lourdes mais évitables, si l’Algérie parvenait à intensifier ses investissements dans le secteur du raffinage. D’ailleurs le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a souligné cet impératif pour l’Algérie d’accroître sa production en carburants pour limiter ses importations en gasoil et essence qui pèsent sur le budget de l’Etat, déjà affaibli par la chute du prix du pétrole.
« Les importations des carburants nous reviennent très cher et la dépréciation de la valeur du dinar rend la situation encore plus difficile.

Il est donc nécessaire d’intensifier les efforts pour augmenter la production des carburants », a annoncé Ouyahia à l’occasion de sa visite à la raffinerie RA1Z d’Arzew, où il a assisté à un exposé détaillé sur cette importante installation industrielle.

La raffinerie d’Alger opérationnelle début 2018

Dans cette option d’intensifier la production nationale en carburants pour en limiter les importations, le PDG du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, qui accompagnait le Premier ministre, a annoncé que la raffinerie d’Alger sera opérationnelle début 2018 et que des appels d’offres seront lancés prochainement pour la réalisation des raffineries de Hassi Messaoud et de Tiaret.

« Tous ces projets permettront d’augmenter la production des carburants afin de répondre aux besoins nationaux », a-t-il assuré. La consommation nationale en carburants a connu une augmentation annuelle de 7% ces dix dernières années, un accroissement boosté par l’augmentation du parc automobile national.

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, avait déjà évoqué un programme ambitieux pour accroître l’activité du raffinage après l’entrée en service des nouvelles raffineries. Pour Guitouni les capacités globales de raffinage de l’Algérie devront être portées à 40 Mt/an à l’horizon 2021 à la faveur de la réalisation de nouvelles raffineries et de la réhabilitation de celle d’Alger. Ce qui est susceptible de dégager un important excédent qui mettra l’Algérie en position d’exportateur de carburants en 2021.

Le ministre a également évoqué un programme d’augmentation des capacités de stockage des carburants, permettant de passer d’environ 7000 m3/an stockés annuellement, à environs 2 millions de m3/an en 2020, soit une période d’autosuffisance de 30 jours au lieu de 12 jours actuellement.

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