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Nationale

Ouyahia n’écarte pas une nouvelle révision de la Constitution

Ouyahia n’écarte pas une nouvelle révision de la Constitution

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, n’a pas écarté la possibilité d’amender la Constitution au moment opportun.

Ce message, transmis implicitement ce lundi lors d’une conférence de presse au siège de son parti, vient après moult thèses suggérant une révision portant principalement sur l’éventuelle création d’un poste de vice-président et des réformes profondes dans les institutions de l’Etat et leur fonctionnement, ainsi que les équilibres des pouvoirs, souvent revendiqués par la classe politique nationale. D’aucuns parlent de deux vices-présidents, dont l’un se chargerait des affaires internes et l’autre de la gestion des affaires étrangères.

Par ailleurs, le secrétaire général du RND et l’un des piliers de l’alliance présidentielle, se veut affirmatif quant à la candidature du président Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat. « Nous pouvons vous affirmer que le chef de l’Etat briguera encore la présidence et ce à 99%. Nous appelons M. Abdelaziz Bouteflika à continuer la mission pour parachever ce qui a été entamé dès son premier mandat en 1999 », a annoncé, tout sourire, Ahmed Ouyahia. Pour le Premier ministre et secrétaire général du Rassemblement national démocratique, il n’est pas question de verser dans la surenchère pour ce qui est des facultés physiques du président de la République à briguer un 5e mandat. « Vous en êtes malade madame ! », s’est écrié Ouyahia à une question posée par une journaliste d’El Watan qui l’interpellait sur « l’invalidité » du Président à occuper encore le fauteuil présidentiel après le 18 avril 2019. « Bouteflika va s’adresser au peuple pour présenter sa candidature ! », affirme-t-il. « Je suis convaincu que le pays a besoin d’un homme de la trempe du président de la République. Lui seul est à même d’assurer la continuité, et par extension, la stabilité que le peuple ne cesse pas de demander ». « L’Algérie n’a pas besoin d’aventuriers sans programme. Le pays n’a pas besoin non plus de rupture, qui est un facteur d’incertitude », s’est exclamé Ouyahia, faisant certainement allusion au candidat à la candidature, le général à la retraite Ali Ghédiri.

Ouyahia, qui a contesté les résultats et l’intégrité des sénatoriales de décembre passé, se veut aujourd’hui affirmatif quant à la transparence du scrutin, soutenant qu’elle sera garantie par l’Instance chargée de la surveillance des élections et les observateurs étrangers qui y seront présents. Concernant certains candidats qualifiés de bizarres et qui ont procédé au retrait des formulaires et à la collecte des signatures pour un éventuel accès à la magistrature suprême, il estime qu’il faudrait dans le futur mettre des conditions et des modalités régissant la candidature, indiquant que c’est la première fois qu’on assiste à ce phénomène de retrait des formulaires de façon assez anarchique, apparaissant ainsi comme « une nouvelle épidémie ». Le secrétaire général du RND a la certitude qu’il ne figurera pas plus de dix personnes sur la liste finale des candidats.

Sur la situation économique de pays, il voit en la crise « une chose bénie », permettant de s’engager dans de nouvelles orientations à l’effet de diversifier l’économie nationale et rompre avec la dépendance à la rente. Après avoir été alarmiste en octobre 2017 avec sa fameuse expression « le couteau a atteint l’os », Ouyahia semble adopter cette fois un autre discours, celui de rassurer le peuple sur son avenir, car, ajoute-t-il, l’Algérie connaît l’aisance ! Sans toutefois préciser sur quel plan cette aisance s’affiche. Tout en annonçant que le fonds de régulation des recettes (FRR) s’épuise graduellement et que nos réserves de change sont au-dessous de 80 milliards de dollars, il n’hésite pas à imputer les problèmes économiques de l’Algérie aux opérateurs économiques qui, selon lui, « sont tentés de tomber dans la facilité ».

Ouyahia a également révélé qu’il fera prochainement une déclaration de politique

générale devant les députés. Pour certains, il s’agira d’un vrai bilan du 4e mandat finissant de Bouteflika qui sera soumis quelques jours avant, le début de la campagne électorale.

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