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Nationale

Ouyahia en homme fort du RND

Ouyahia en homme fort du RND

M. Ahmed Ouyahia a été élu avant-hier à Alger secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) à une majorité écrasante par le congrès extraordinaire du parti, raflant 1.513 voix contre 21 voix pour son concurrent, M. Belkacem Mellah, cadre du parti et éphémère secrétaire d’Etat à la Jeunesse dans le gouvernement Sellal, remanié en septembre 2012.

« Il fallait s’y attendre ; personne ne peut égaler le charisme de Si Ahmed », a commenté, satisfait, un congressiste originaire du sud du pays.

Le porte-parole du congrès, Miloud Chorfi, dans une déclaration exclusive à l’APS, il a tenu à préciser que la première fois dans la vie du RND, « l’élection du secrétaire général se fait par la voie des urnes à bulletins secrets ».

L’ouverture des travaux du congrès a été marquée par la présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal et l’absence de Amar Saâdani, secrétaire général du FLN qui a été représenté par des membres de la direction du parti.

A signaler que la presse était absente lors de l’élection d’Ouyahia à la tête du RDN, celui-ci ayant invité les journalistes de sortir de la salle sans fournir des explications. Ahmed Ouyahia s’est juste contenté de leur dire de « revenir samedi « , dernier jour du congrès.

Auparavant, avant que la presse ne quitta les lieux, Belkcaem Mellah a déclaré qu’il était de son droit de briguer le poste de SG du RND, refusant l’ « étiquette « de redresseur que « certaines parties « veulent lui coller.

« Je reste un militant du RND. Je n’ai rien contre Ouyahia, et d’ailleurs on s’est chaleureusement serré la main avant l’ouverture des travaux « , a indiqué au Jeune Indépendant le candidat malheureux au poste de Secrétaire général de la deuxième formation politique du pays. Et d’ajouter : « Je ne suis ni fonctionnaire ni carriériste au RND, je suis un militant qui a gravit les échelons grâce à sa fidélité aux principes et à la morale du parti.

Je ne suis contre personne, mais juste un cadre (du RND) qui a sa propre vision en ce qui concerne la gestion du parti « . Visiblement conscient que la salle était acquise à Ouyahia, Belkacem Mellah a tenu a dire qu’il « reviendra » à chaque échéance électorale du RND, « quitte à s’accrocher encore pour les 20 ans à venir ».

Avant l’élection du Secrétaire général, les congressistes, au nombre de 1600 dont 500 femmes, ont procédé à l’approbation du rapport de la commission de révision du statut du parti, dans lequel il « a été décidé de ne pas considérer le présent congrès comme étant extraordinaire « , selon Miloud Chorfi, porte-parole de cet événement. Et d’indiquer que ce « rendez-vous organique « du parti est considéré comme le 5ème congrès du RND.

« Trente mois après la tenue du 4ème congrès de notre Rassemblement, ce congrès extraordinaire (ndlr : Ouyahia a bien prononcé le terme « extraordinaire « ) a des décisions et des positions à prendre sur l’actualité politique, économique et sociale dans notre pays et dans son environnement « , a souligné l’actuel chef de cabinet du Président de la République.

Le quitus du président à son dauphin ?

Juste après son élection à la tête du parti, Ahmed Ouyahia a reçu un message de félicitations du président de la République qui a tenu à relever « l’opération démocratique » qui a permis de porter l’ex SG par intérim à la tête du RND.

« Ma conviction était grande que les militantes et militants du RND, connus pour leur grande expérience sur la scène politique et leur haut sens de responsabilité, allaient vous élire à la tête de leur parti, confiants en cela que votre éclatante victoire pourrait contribuer à relever les grands défis qui se posent à notre pays « , a soutenu le Chef de l’Etat.

D’aucuns estiment que le message du président de la Réplique est « assez claire » pour suggérer que Ouyahia reste un potentiel futur locataire du palais présidentiel.

« Le geste de Bouteflika porte une volonté d’adouber le patron du RND qui n’est autre que son directeur de cabinet, mais peut cacher d’autres calculs, dont celui qui consiste à montrer à l’opinion publique – nationale et internationale – un président au diapason du débat politique dans son pays et hautement sensible à tout ce qui a trait à sa succession, malgré sa condition actuelle et tout ce qu’on en dit », relève un observateur averti de la scène intérieur, dans une contribution dans les colonnes de notre confrère Algérie Patriotique.

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