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Nationale

Ouyahia assure : «Nous sommes des enfants du peuple et non des coopérants techniques»

Ouyahia assure : «Nous sommes des enfants du peuple et non des coopérants techniques»

Le plan d’action du gouvernement a été adopté hier à la quasi-unanimité par le Conseil de la nation. Le pari était gagné d’avance pour le Premier ministre Ahmed Ouyahia, fortement soutenu par les députés d’abord puis par les sénateurs qui ont applaudi le contenu du plan gouvernemental pour faire face à la crise.

Après le discours alarmiste qu’il avait tenu tout au long des sessions plénières de l’APN et du Sénat sur la situation économique du pays et l’impératif in de recourir à la planche à billets, le chef de l’exécutif a adopté hier un discours plutôt apaisant et prometteur lors de ses réponses au Sénat.
Des réponses destinées beaucoup plus au simple citoyen qu’aux membres de la chambre haute.

Malgré la crise, Ouyahia assure que l’Etat tiendra son engagement de réaliser un million de logements entre 2017 et 2019. Mieux, il promet de lever le gel sur tous les projets de l’éducation nationale, de la santé. A l’exception des grands CHU qui nécessitent un budget colossal.

Le Premier ministre s’engage à relancer les projets de réalisation de polycliniques, d’hôpitaux spécialisés en les dotant d’équipements médicaux. « Le peuple va le constater sur le terrain. Nous sommes les enfants du peuple. Nous ne sommes pas des coopérants techniques », a-t-il scandé.

Protection du pouvoir d’achat

Concernant la protection du pouvoir d’achat et le développement du secteur agricole, Ouyahia promet la régulation du marché des fruits et légumes pour protéger le pouvoir d’achat et la relance de tous les programmes de soutien à l’agriculture lancés par le président de la République depuis 2009 afin de booster le secteur.

A propos de l’argent que la Banque d’Algérie devrait accorder au Trésor public, dans le cadre du financement non conventionnel, le Premier ministre, qui n’a pas donné des précisions sur le montant de cet argent destiné à combler le déficit du Trésor, a affirmé qu’il sera utilisé pour le financement de l’investissement et qu’ « aucun dinar ne sera versé au budget de fonctionnement ». Autrement dit, l’argent permettra de financer les projets gelés suite à la chute des recettes d’hydrocarbures.

Il a cité pêle-mêle les travaux du tronçon de l’autoroute Annaba – El Tarf, les 40 zones industrielles à réaliser, le grand port à El Hamdania à Tipasa et la zone industrielle de 2000 hectares qui sera réalisée avec ce port.

Ouyahia a annoncé en revanche que 400 milliards de dinars seront mobilisés en vertu de la loi de finances 2018 pour le paiement des créances impayées des entreprises.
Pour souligner la rigueur avec laquelle cet argent sera géré, il a annoncé la création prochaine, par décret présidentiel, d’une instance indépendante pour le contrôle du mécanisme du financement non conventionnel.

Concernant la relance du secteur du tourisme, dans le cadre de la diversification de l’économie nationale, Ouyahia a souligné les avantages accordés au secteur depuis 2009, citant, entre autres, l’exonération sur une durée de 10 ans de l’IBS (impôt sur le bénéfice des sociétés) ou sur la TAP (taxe sur l’activité professionnelle).

Dans ce contexte, il a démenti les informations selon lesquelles son gouvernement envisage d’imposer une taxe pour les Algériens qui se rendent à l’étranger. « Je profite de l’occasion pour préciser que le gouvernement n’envisage pas de taxe sur les Algériens qui se rendent à l’étranger », a-t-il déclaré.

Ouyahia rasure les retraités

Concernant les pensions de retraites, le Premier ministre a assuré qu’elles « seront toujours payées » malgré les « graves difficultés » financières du système des retraites.

« Je tiens à rassurer les retraités que leurs pensions seront toujours payées », a-t-il affirmé tout en précisant que « le gouvernement a arrêté des mesures qu’il soumettra dans l’avant-projet de loi de finances pour 2018 pour faire face aux graves difficultés financières du système des retraites.

Parmi ces mesures, il a expliqué que « le gouvernement inscrira 500 milliards DA à verser à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNAS) pour lui rembourser une partie des montants qu’elle a prêtés à la Caisse nationale des retraites (CNR).

Les réserves d’or à plus de 6 milliards de dollars

Outre les réserves de change de l’Algérie établies à 102 milliards de dollars actuellement, le Premier ministre a annoncé 6 milliards de dollars qui proviennent des réserves du pays en or.

« Les réserves de l’Algérie en or représentent actuellement l’équivalent de plus de 6 milliards de dollars », a-t-il révélé en rendant hommage à l’ancien ministre des Finances de l’Algérie, Kaïd Ahmed qui, en tant que ministre (au milieu des années 1960), avait acquis ces quantités qui ont pris de la valeur avec le temps.

« Ce montant des réserves algériennes en or est le résultat de sa sagesse », a-t-il dit. Au terme de ses réponses, le chef de l’exécutif a tendu la main à l’opposition qui a farouchement contesté son plan d’action en accusant le gouvernement d’avoir choisi la fuite en avant en adoptant des solutions conjoncturelles à des problèmes durables.

« La main du gouvernement est toujours tendue à l’opposition, les portes du Premier ministère et des ministres sont ouvertes à l’opposition », a-t-il insisté.

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