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Nationale

Ouverture ce mercredi du procès de Kamel « El-Bouchi »

Ouverture ce mercredi du procès de Kamel « El-Bouchi »

Le procès tant attendu de Kamel Chikhi dit « Kamel El Bouchi » s’ouvrira ce mercredi, sauf imprévu, au tribunal de Sidi M’hamed, sis la rue Abane-Ramdane.

Le procès devait se dérouler le 19 juin dernier mais il a été renvoyé à la date d’aujourd’hui suite à l’absence d’un témoin clé.

Cette affaire a été également ajournée suite à l’absence du magistrat en charge du dossier, Ben Salem Abderezak, qui suivait une formation. Un autre juge s’était alors pour annoncer le renvoi de l’affaire.

Un renvoi qui a été mal accueilli par les parents et proches des mis en cause, qui se trouvent en prison depuis plus d’une année.

Certains parmi eux se sont acharnés contre les journalistes qu’ils accusent d’être à l’origine de l’incarcération des leurs.

Pis encore, certains des parents sont allés jusqu’à qualifier les avocats constitués dans cette affaire de « pourris ». « Vous devez faire votre travail comme il se doit. Nos parents et nos proches sont emprisonnés depuis plus d’une année pour des chefs d’inculpation dont ils ne sont pas coupables. Les véritables inculpés n’ont jamais été inquiétés, que ce soit au cours de l’enquête préliminaire ou de l’instruction judiciaire ! ».

Ils estiment que : « l’ex- wali Abdelkader Zoukh est le premier responsable dans cette affaire et qu’il devrait être traduit en justice pour répondre aux accusations dans cette scandaleuse affaire car les autres accusés n’ont fait qu’appliquer à la lettre ses ordres et ses directives ».

L’un d’eux a clamé haut et fort à la sortie de la salle d’audience : « Comment a-t-il a pu être relâché par le magistrat rapporteur. L’ex-wali dirigeait une association spécialisée en matière de faux et usage de faux dans des documents administratifs et officiels. Zoukh a pillé et saccagé la capitale sous prétexte que les habitations menaçaient ruine. »

Pour rappel, le dernier mais il a été renvoyé par le juge en charge du dossier suite aux demandes formulées par le collectif des avocats constitués au profit des mis en cause.

Le collectif est composé de pas moins de 40 avocats, lesquels ont sollicité des délais supplémentaires pour pouvoir préparer, dans de bonnes conditions, leurs plaidoiries.

Le principal mis en cause Kamel Chikhi sera jugé dans l’affaire relative aux documents et livrets fonciers, actes de propriété qui lui ont été délivrés par des administrations relevant de la wilaya d’Alger.

En détention provisoire depuis plus d’une année à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, il est poursuivi, avec 12 autres prévenus, dans 4 affaires, dont celle du trafic de cocaïne, qui « n’est pas encore enrôlée »

L’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait indiqué, dans une conférence de presse, que l’enquête instruite dans l’affaire de la saisie de plus de 700 kg de cocaïne au port d’Oran avait révélé l’implication de plusieurs personnes dans des faits liés à la corruption et aux pots-de-vin versés en contrepartie de facilitations.

Plusieurs suspects sont passés devant le juge pour corruption et pots-de-vin versés en contrepartie de facilitations au profit du principal accusé dans l’affaire de cocaïne, mais dans le cadre d’une autre mission et d’une autre activité (promotion immobilière).

Il convient de signaler que deux procureurs sont impliqués dans l’affaire de « Kamel El Bouchi » : le procureur de la République près le tribunal de Boudouaou (cour de Boumerdès), Meslem Mohamed, et son adjoint, le procureur Sadek. Ce dernier aurait impliqué Meslem dans une affaire qui ne le concerne ni de près ni de loin.

Incarcérés à la prison d’El-Harrach depuis l’été 2018, ces deux magistrats seront officiellement poursuivis pour « délit de corruption » et « association de malfaiteurs ». Ils seront jugés probablement par le tribunal criminel de Dar El-Beida.

Les deux procureurs risquent jusqu’à 10 ans de prison ferme, soulignent nos sources. Ces deux magistrats sont accusés d’avoir touché, à plusieurs reprises, des pots-de-vin de la part du milliardaire Kamel Chikhi, alias El Bouchi, le plus gros importateur de viandes surgelées en Algérie et l’un des plus richissimes promoteurs immobiliers dans le pays.

Au niveau de la justice, les investigations se poursuivent pour démêler le réseau de Kamel Chikhi, qui corrompait plusieurs hauts commis de l’Etat pour obtenir de précieux avantages ou des marchés juteux.

Pour rappel, le frère de « Kamel le Bouchi » a dénoncé le mauvais traitement dont est victime le propriétaire de la cargaison de viande qui a dissimulé la fameuse cocaïne du port d’Oran.

Kamel Chikhi a accusé deux frères influents de l’avoir menacé quatre mois avant la découverte de la cocaïne dans la cargaison de viande importée du Brésil et saisie au port d’Oran.

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