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Nationale

Ould Abbès face aux frondeurs

Ould Abbès face aux frondeurs

Le SG du FLN Djamel Ould Abbès, qui escomptait une période relativement calme pour préparer dans la sérénité la réunion du comité central prévue dans quelques jours fait l’objet d’un véritable tir de barrage d’un sénateur issu de de son camp, Abdelwahab Benzaim, traduit récemment en conseil de discipline du parti.

Ce dernier vient d’adresser à Djamel Ould Abbès une correspondance plus virulente que la première, dans laquelle il exprimait son « étonnement » de se voir convoquer par la commission de discipline. Dans cette seconde missive, le sénateur propose tout simplement au SG du FLN de « se retirer et savourer paisiblement sa retraite ».

Benzaim visiblement irrité par la décision du SG du parti et probablement soutenu par un clan au sein de celui-ci, est revenu à la charge pour critiquer Ould Abbès, qui multiple les « interdits » à ses cadres. « Tout, sauf ma liberté ! Je suis prêt à donner ma vie pour la défendre ; nous sommes nés libres, sur une terre libre, arrosée par le sang des martyrs », dit-il, nullement impressionné par l’injonction du SG. « Ma liberté ne sera pas confisquée, encore moins ma liberté d’expression. En tant que citoyen, militant, cadre et parlementaire, je continuerai à défendre mes positions et mes convictions dans le cadre de ce que me permettent la loi et la Constitution », ajoute-t-il. Dans cette lettre, il informe l’opinion publique qu’il « va se présenter de bonne grâce devant la commission de discipline, mais pas seul », car, ajoute-t-il, « j’appellerai tous les hommes libres, les députés, les membres du Comité central pour être présents avec moi, non pas pour me défendre, mais pour se défendre eux-mêmes, défendre leur dignité, leur droit dans le libre exercice de l’activité politique et partisane ».

Benzaim promet d’inviter aussi la presse à ce qu’il qualifie de « procès contre la démocratie et la liberté par le FLN, et comment la liberté et la démocratie seront enterrées au siège du FLN ». Il achève sa lettre par un conseil à Ould Abbès à qui il conseille de « partir et prendre sa retraite, les militants sauront gérer seuls leurs affaires », affirme-t-il. Benzaim reproche à Ould Abbès de « vouloir retourner au FLN de 1954, alors que nous, nous construisons, nous avançons pour nous projeter dans la commémoration du centenaire de la révolution de Novembre en 2054 ».

Le SG du parti a pris une décision qui donnera encore plus de grain à moudre a ses adversaires déclares. Désormais pour s’exprimer en public, il faut l’autorisation du SG du parti. La décision a été annoncée dimanche dernier au cimetière d’El Alia, où Djamel Ould Abbès s’est déplacé avec des cadres du FLN pour se recueillir sur la tombe de Larbi Ben M’hidi. Cette décision a-t-elle un lien avec le report sine die de la réunion du comité central du FLN ? Le Comité central devait initialement se réunir à la fin de 2017 avant d’être reporté une première fois pour le 19 mars.

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