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Nationale

Ould Abbes aborde son premier examen

Ould Abbes aborde son premier examen

Le nouveau SG du FLN, Djamel Ould Abbes, a tenu à battre le rappel, le 5 novembre prochain à l’hôtel Aurassi, de l’ensemble de l’élite de son parti (membres du BP, ministres du gouvernement Sellal, parlementaires et responsables de mouhafadha) pour faire le point sur la situation générale du parti après les trois ans de règne de Saâdani.

Acculé par ses adversaires Abdelaziz Belkhadem et Abderrahmane Belayat, qui le pressent de faire bouger les lignes, Ould Abbes tentera d’obtenir l’adhésion de toutes les composantes humaines du parti pour asseoir sa légitimité et surtout pour imposer sa ligne de conduite.

Mais aussi pour fixer la marche à suivre en prévision des élections législatives du printemps prochain. Plus question d’attendre le début de l’année pour faire campagne et s’engager dans la bataille : « Le travail a démarré et nous n’attendrons pas 2017.

Les responsables doivent, dès maintenant, commencer à faire un travail de fourmi, prendre l’initiative en organisant les rangs », affirme une source proche du BP. En même temps, le SG du parti en personne va aller au charbon rencontrer les contestataires, indique la même source.

« Une rencontre entre tous ceux qui ne s’entendent pas. Parce que nous sommes condamnés à être unis pour gagner » ajoute-t-elle. En face, le RND d’Ahmed Ouyahia a pris de l’avance, estime cette source qui craint une démobilisation de l’électorat du FLN du fait des tiraillements internes, un sentiment largement partagé par le nouveau locataire du siège d’Hydra qui redoute un mauvais score aux conséquences graves pour le parti.

Car la désignation du Dr Ould Abbes à la tête du FLN a suscité le débat dans les milieux de ce parti. Un constat : Ould Abbes est « tourmenté » par l’horizon 2017. C’est le véritable enjeu. Selon des cadres du parti, sa mission consiste à brasser de nouvelles forces pour permettre au parti majoritaire de remporter les élections.

Les redresseurs lui mettent déjà la pression

Les redresseurs, qui se sont réunis vendredi dernier à Tizi Ouzou sous la direction de Belayat, ont encore mis la pression sur le nouveau SG du FLN. Dans un communiqué rendu public, ils demandent à Ould Abbes de faire vite dans sa quête de réconciliation pour assainir la situation : « Sans se perdre en conjectures sur des questions stériles et contreproductives, mais sans pour autant les ignorer, ni les sous-estimer, il y a lieu d’aller, sans attendre, vers les questions urgentes et décisives », soulignent-ils. Ils appellent Ould-Abbès à procéder à un « traitement radical et profond de la situation alarmante qui prévaut au niveau des instances et structures de base, laissées en jachère ».

Le mouvement annonce même sa disponibilité « à se mobiliser et à mobiliser ses militants et ses élus en vue de faciliter la tâche », dans le cadre de « la mise en œuvre des recommandations du président du parti » et de « l’application de sa politique visant à réactiver les structures de base ». 

De son côté, Belkhadem s’est illustré lors de sa dernière prestation télévisée à la Chaïne US CNN Arabic en soutenant que le FLN, sous la conduite de Saâdani, « est entré en guerre ouverte, autant avec son environnement politique dont les partis, qu’avec celui de l’autorité de l’Etat dans toutes ses composantes.

Ce qui a, probablement, accentué la pression sur le parti », relève-t-il. Pour Belkhadem, le FLN a traversé une sévère « crise politique, et donc il faut resserrer les rangs et se réconcilier, et faire en sorte que les enfants du parti reviennent.

Cela ne se fera qu’avec la volonté du premier responsable » du parti. Belkhadem a appelé ainsi le nouveau SG du FLN à mettre en place « une instance de transition », qui rassemble tous les partenaires politiques au sein du parti, réunis autour d’un seul objectif, qui est de remporter les élections législatives et faire en sorte que le FLN reste la première force politique du pays.

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