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Op-Ed

Où est la raison d’Etat ?

Quand une menace proclamée tombe au moment d’une crise d’importance, voire d’une impasse politique, mettant en perdition la demeure nationale, la question est automatique : où est le principe de la raison d’Etat ? Cette ultime solution
qui relèverait d’une question de vie ou de mort de la Nation. Dernier rempart de la sauvegarde des institutions, de la souveraineté nationale, de la sécurité des biens et des personnes.

Certains cadres perchés au sommet, reconnus comme intègres et nationalistes, toujours en apnée dans des corps divers et diversifiés, militaires ou civils, faiseurs de présidents ou des as de la stylistique du corps de la « loi « de la République… se suffisent de voir soufflés ici et là leurs noms sous cape comme des légalistes de la République dans un environnement sociopolitique noyé dans toutes les formes de l’informel politique, dans l’improvisation politique, la manipulation politique… N’empêche que le pays a dépassé le crédo de se brader au moins offrant sous le regard impuissant de millions d’Algériens clochardisés. N’empêche que le seul cheval qui hennit nous vient de la ruse des enfants d’Ulysse pour se planter au cœur de notre indépendance.

Où est donc la raison d’Etat, exclusive responsabilité de ces cadres qui, manquant de tonus dans l’esprit de n’être qu’au service de l’Algérie, se contentent d’être les mélomanes du tic-tac des horloges biologiques. N’empêche que les tic-tac d’une déflagration populaire, qui ferait de l’Algérie d’aujourd’hui une Libye de demain, ont enclenché le compte à rebours.

Winerakoum ? Dans l’abdication régnante, assassine, « complice « … Dans les résidus du passé, ou du présent, ou de l’avenir… de l’Histoire qui retiendra que vous avez accepté qu’à la veille du Premier Novembre un juge étranger fouine dans nos dossiers… La pilule ne passera jamais ! Même si vous forcez le peuple à la gober avec toute la Méditerranée comme gorgée.

Non ! Le peuple n’est pas dupe. Pas fou non plus même si une folie suicidaire flotte au-dessus de sa tête. Un juge, qui ne réussit aucune instruction chez lui, étale les orgueils de la France chez nous. Dja ysseweg, comme dirait le vendeur informel du marché tnache. Le nouvel ambassadeur de France tient un langage bien codé quant à lui. Nous voulons être les premiers « bénéficiaires « du marché algérien, dit-il.

Tout se monnaye ! Les Emiratis, les Qataris et tous les fauves du monde prennent place au festin. Le FMI sort le carton jaune… Le Maroc s’y met. Les hommes bleus prennent d’assaut les dunes du désert, le Nigeria devient une passoire et le Mali se fait désirer pour une rencontre inscrite à l’agenda des AE. Les Libyens renoncent définitivement à la paix et braquent leurs armes sur nos frontières… Où est la raison d’Etat ? Pas encore ! La reprise en main de l’Algérie par nos services pour mettre de l’ordre dans un pays qui a toujours cherché à se prémunir et prémunir ses frontières et ses intérêts.

Renforcer du moins ce pouvoir exécutif stagiaire faisant vivre aux Algériens des périodes de flottement, de bricolage… Où est la raison d’Etat ? La maladie du chef de l’Etat est un fait indéniable. Mais son entourage semble préparé à tout pour se maintenir à flot, méprisant l’éthique universelle d’une République. La recolonisation de l’Algérie par la France et ses juges est un coup pour retarder l’échéance des partisans de la raison d’Etat qui pensent, injustement, que tous les leviers leur échappent. Deux leviers décisifs échappent à tout le monde : Une Algérie « occupée « par un front intérieur et un autre extérieur… et un peuple sous tutorat.
Mais qui pense à ces deux-là !

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