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Sports

Oran n’oublie pas sa fille

Oran n’oublie pas sa fille

C’est aujourd’hui que débutera à Oran et plus précisément à la salle omnisports Hachemi Hantaz d’Aïn Turck le tournoi international de handball féminin à la mémoire de l’ex-internationale algérienne Sarah Babahoun, décédée à l’âge de 20 ans en 1974.

Ce rendez- nous de la petite balle féminine organisé par la Ligue régionale d’Oran et la Direction de la Jeunesse et des Sports d’Oran regroupera, quatre jours durant, huit Equipes et prendra fin samedi.

Il s’agit de l’équipe nationale égyptienne qui est arrivée lundi après-midi à Oran en même temps que celle de la Tunisie, de l’équipe nationale algérienne des U21, de la sélection d’Alger, de l’Ouest et de l’Est ainsi que les deux ténors du handball national chez les filles, le GS Pétroliers et le HBC El-BIar.

Les organisateurs ont également prévu, en marge de ce tournoi international, des visites sur les lieux pittoresques et historiques de la ville d’Oran qui abritera les JM de 2021. Une manière d’allier le sport et le tourisme, ce qui reste déjà une excellente initiative.

Aussi, il faut rappeler que la Ligue régionale d’Oran a eu la très bonne initiative de retenir la salle d’Aïn Turck qui porte désormais le nom d’un grand journaliste sportif disparu en octobre 2008, et il s’agit bien entendu de notre confrère Hachemi Hanitaz.

Pour la première journée qui débutera aujourd’hui, le match d’ouverture opposera le GS Pétroliers à la sélection oranaise et sera suivie de l’opposition entre les El-Biaroises et la sélection d’Alger. La troisième rencontre au programme mettra aux prises l’Equipe nationale algérienne des moins de 21 ans à celle de la Tunisie et, enfin, l’Egypte et la sélection de l’Est clôtureront les débats de cette première journée. 

Qui était Sarah Babahoun ?

Comme dirait Aznavour : « Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », la bohème pouvait être cependant cette magnifique Sarah Babahoun, rappelée à Dieu à 20 ans. 
Excellente et élégante handballeuse qui était formée durant les belles années du handball oranais au sein de la FASSU.

Sarah Babahoun fréquentait à l’époque le lycée technique de jeunes filles d’Oran. Elle partageait sa semaine par les rencontres qu’elle disputait au sein de son établissement scolaire et celle se son club, le CS Oran, le week-end. Son intelligence dans le jeu et sa clairvoyance ont fait qu’elle rejoigne tout de suite l’Equipe nationale. 

Originaire de la ville des Mimosas (Mostaganem), Sarah était née pour devenir handballeuse. Son jeu séduisait les plus avertis et même les spécialistes de la petite balle oranaise et algérienne la voyaient comme celle qui allait être la super star de la petite balle algérienne. Tout allait bien pour elle. Les études. La sélection nationale et cette folle jeunesse avec des rêves d’aller loin dans sa discipline adorée.

Pourtant, ce qui devait arriver, arriva. Sarah Babahoun contracte une étrange maladie. Admise au CHU d’Oran, les médecins n’arrivent pas à diagnostiquer cette pathologie. Elle luttera contre la mort longteps avant de rendre l’âme et c’est toute l’Oranie qui est consternée par la perte d’une fille très modeste et ô combien adorée dans les quatre coins du pays notamment dans le monde scénique de la petite balle. 

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