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Nationale

Oran, le bastion de la cocaïne

Oran, le bastion de la cocaïne

La ville d’Oran est devenue le bastion du trafic de drogues dures, entre autres la cocaïne. En l’espace d’une semaine deux réseaux ont été anéantis par les gendarmes, ce qui a permis l’arrestation de onze présumés trafiquants, parmi eux une jeune fille.

Après le démantèlement d’un premier réseau le 3 novembre passé, les éléments de la section de recherches d’Oran ont mis fin, avant-hier, aux agissements d’un second réseau de trafic de cocaïne composé de quatre membres, rapporte la Gendarmerie nationale.

Lors de cette opération, les gendarmes enquêteurs ont saisi 18 sachets bourrés de cocaïne, ainsi qu’un lot d’épées et une quantité de cannabis.

Ces opérations menées coup sur coup ont permis ainsi d’anéantir deux vastes réseaux de trafic de cocaïne à Oran. Les deux réseaux semblent bien structurés et agissent en complicité, d’autant que leurs activités ciblent particulièrement le centre-ville d’El-Bahia. C’est là qu’ils fabriquent des petits sachets contenant de la cocaïne avant de vendre ce poison à des jeunes, notamment dans les boîtes de nuit et les lieux touristiques.

L’arrestation des trafiquants a été menée suite à des informations parvenues aux gendarmes, qui ont interpellé trois présumés trafiquants au centre-ville d’Oran, en possession de trois sachets renfermant 1,2 gramme de cocaïne et 0,5 gramme de kif traité. En vertu d’un mandat de perquisition, les gendarmes enquêteurs ont saisi, le lendemain, dans le domicile de l’une des trois personnes interpellées, au centre-ville d’Oran, quinze autres sachets d’une contenance totale de six grammes de cocaïne ainsi que deux épées.

Poursuivant les investigations, ils ont réussi, quelques heures après, à avoir le nom d’un quatrième membre de la bande, qui a été interpellé dans son domicile. Les quatre présumés trafiquants ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’Oran pour association de malfaiteurs et commercialisation de stupéfiants.

Trois d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt et l’autre remis en liberté provisoire. Rappelons que le 3 novembre dernier, les gendarmes de la section de recherches d’Oran ont présenté devant le Procureur de République près le tribunal d’Oran sept trafiquants de cocaïne, dont une jeune fille, pour association de malfaiteurs, agression à main armée suivie de vol dont ont été victimes deux citoyens originaires d’Adrar, détention et commercialisation de stupéfiants.

Trois d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt et les autres, dont la fille, sous contrôle judiciaire. Rappelons que les victimes se sont présentées à la brigade de gendarmerie de Aïn Turck pour déclarer avoir été agressées, au moment d’une halte en bordure de la route reliant les Andalouses à Ain Turck (Oran), par quatre malfaiteurs circulant à bord d’un véhicule.

Ces derniers les ont dépossédées de deux téléphones portables et de la somme de 10 millions de centimes avant de prendre la fuite. Les recherches entreprises par les gendarmes enquêteurs de la section de recherche d’Oran ont abouti à l’interpellation d’un des auteurs présumés au centre-ville de la localité, en possession de cinq sachets renfermant 1,6 gramme de cocaïne.

Les autres complices, dont la fille, ont été interpellés au centre-ville d’Oran et 20 autres sachets renfermant 6,9 grammes de cocaïne ont été récupérés à bord d’un véhicule taxi, saisi au cours de l’enquête. La ville d’Oran est en passe de devenir l’eldorado des trafiquants de cocaïne, où cette substance est écoulée auprès des jeunes, surtout ceux habitués à passer leurs soirées dans les boîtes de nuit et les complexes touristiques.
La cocaïne, explique la Gendarmerie nationale, est introduite à partir du Mali et de l’Europe.

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