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Monde

Opération martyre à ElQods: 5 israéliens tués (nouveau bilan)

Opération martyre à ElQods: 5 israéliens tués (nouveau bilan)


Nouvelle opération martyre qualitative palestinienne à Al-Qods occupée. En réponse aux multiples provocations israéliennes contre les lieux saints de l’Islam, deux jeunes palestiniens Ghassan Abou Djamel et son cousin Adi, ont pénétré dans une synagogue. Cinq Israéliens ont été tués et les deux Palestiniens sont tombés en martyrs.

C’est l’opération la plus spectaculaire depuis plusieurs années dans la Ville sainte déjà en proie à des heurts quotidiens.L’attaque, qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, a également fait neuf blessés, dont cinq se trouvaient dans un état critique, selon les secours.
L’operation a été revendiquée Front Populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). L’attaque a été menée par Gassane Abou Jamal et son cousin Ouday des militants du FPLP. Deux heures après l’attaque, l’organisation s’est félicité de “l’acte héroïque” des deux jeunes et appelle les palestiniens à “se défendre”. Le mouvement de gauche palestinien, via les brigades du martyr Abou Ali Mustapha, sa branche armée, a revendiqué l’attaque affirmant le “droit des Palestiniens” à se defendre contre l’occupant israélien.



Gassane Abou Jamal et son cousin Ouday

Elle intervient au surlendemain de ce que les Palestiniens ont dénoncé comme un « crime raciste », celui d’un chauffeur de bus palestinien retrouvé pendu dans son dépôt de la ville dimanche soir.


La police israélienne a conclu à un suicide, une version contestée par le médecin légiste qui a examiné le corps de Youssef Ramouni, un Palestinien d’Al-Qods-Est de 32 ans, père de deux enfants et « heureux » selon sa famille. Celle-ci a rejeté en bloc la thèse du suicide.
En juillet, des extrémistes juifs avaient brûlé vif un adolescent palestinien d’Al-Qods-Est, M’hamed Abou Khdir assurant agir par vengeance après le meurtre de trois colons juifs.
Depuis lors, la Ville sainte est entrée dans un engrenage de la violence, rythmé chaque nuit par des affrontements dans la partie palestinienne occupée par Israël entre jeunes jeteurs de pierres et policiers israéliens lourdement équipés.


L’escalade a franchi un nouveau palier il y a quinze jours, lorsqu’un Palestinien a jeté sa voiture sur un arrêt du tramway. Depuis, deux autres attentats à la voiture bélier ont ensanglanté Al-Qods et la Cisjordanie occupées, puis une série d’attaques au couteau ont touché jusqu’à Tel-Aviv.


Criant à la victime, comme à son habitude, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que cette opération était « le résultat direct des incitations à la violence menées par le Hamas et Mahmoud Abbas », le président palestinien. Ce dernier a pourtant condamné l’attentat mené, selon la police israélienne, « à la hache, au couteau et au pistolet ».


Un remake de l’attaque perpétrée en 1994 par l’extrémiste Baruch Goldstein contre les fidèles musulmans qui priaient en plein ramadhan dans le caveau des Patriarches, la mosquée d’Ibrahim al-Khalil que le salut soit sur lui. Foncièrement extrémiste, Netanyahu a promis de réagir « avec une poigne de fer à ce meurtre de juifs » dans une synagogue, un acte rare qui fait redouter que les violences, continues depuis plusieurs mois à Al-Qods occupée, ne dégénèrent en conflit religieux. Pour rappel, le Premier ministre israélien ne souffle aucun mot lorsque des Palestiniens sont assassinés par des extrémistes juifs.


Côté palestinien, les deux principaux mouvements islamistes, le Hamas et le Jihad islamique, ont, salué l’attentat.
Aucune de ces attaques n’a été revendiquée, mais certaines ont été menées par des membres du Jihad islamique ou du Hamas. Pour ces deux mouvements, l’attentat contre la synagogue est une « réponse au meurtre du martyr Youssef Ramouni ».


Alors que les tensions se sont multipliées ces dernières semaines autour du site très sensible de l’esplanade des Mosquées dans la Vieille ville d’Al-Qods occupée, les Palestiniens dénonçant comme des provocations les nombreuses visites d’extrémistes juifs sur ce lieu saint, le Hamas y a également vu « une réponse à la série de crimes de l’occupant israélien à la mosquée d’Al-Aqsa ».
Le Hamas a appelé à « poursuivre les opérations » tandis que le Jihad a salué l’attentat, « une réponse naturelle aux crimes de l’occupant ».


Dans un communiqué, Mahmoud Abbas a condamné « le meurtre de fidèles priant dans une synagogue ». Il a en même temps dénoncé « le meurtre de civils de quelque bord qu’ils soient ».
Abbas, qui doit prochainement demander au Conseil de sécurité de l’ONU un calendrier pour la fin de l’occupation des Territoires palestiniens, a répété hier que « l’occupation est la cause des tensions ».

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