Vaccination à Blida : La responsabilité incombe aux citoyens
Dans la rue, les marchés, les magasins et même certaines mosquées, les pratiques de prévention élémentaire fixées par les pouvoirs publics en termes de distanciation et de port du masque sont en recul. Les cas de contamination à la Covid-19 ne cessent d’augmenter chaque jour sans pour autant susciter un afflux des citoyens vers les centres de vaccination.
Les professionnels de la santé tirent la sonnette d’alarme. Plus encore, ils crient carrément leur désarroi face à ce qu’ils qualifient d’inquiétante situation dans les hôpitaux. Les choses sont à la limite du soutenable, préviennent-ils, et il est plus qu’urgent d’agir avant que la situation n’échappe à tout contrôle. En effet, un peu partout dans le pays, les hôpitaux sont à la limite de la saturation. Ainsi, un spécialiste en réanimation a indiqué que le service Covid, qui accueillait en décembre dernier de 8 à 9 cas par jour, accueille désormais une moyenne quotidienne de 17 à 20 cas.
La même situation est aussi relevée dans tous les hôpitaux de la wilaya de Blida où est déjà prévu l’aménagement d’autres services pour faire face à la pandémie et au flux incessant des malades contaminés par le virus. Ailleurs aussi, la situation n’est pas moins inquiétante.
Les professionnels de la santé, et partant des observations faites dans les différents hôpitaux, sont unanimes à dire que la plupart des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées. Des spécialistes avancent à ce sujet des chiffres édifiants, expliquant que 85 à 90% des cas hospitalisés ne sont pas vaccinés et que seulement 10% ont reçu les deux doses de vaccin. Un autre problème aussi sérieux se pose.
En effet, la durée d’hospitalisation, qui varie entre 10 et 15 jours, ne permet pas l’admission de nouveaux malades, parfois sérieusement affectés, et ce faute de lits disponibles. Pour résumer, la situation devient inquiétante, d’autant qu’un relâchement notable des gestes barrières, à commencer par le port du masque, est observé. De plus, beaucoup refusent toujours de se faire vacciner, et ce malgré la disponibilité du vaccin. A Blida, avec la régression en matière d’hygiène publique et de santé, le citoyen court un danger imminent.