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OPEP, le coup de maître de l’Algérie

OPEP, le coup de maître de l’Algérie

Conformément à la proposition de l’Algérie, présentée hier lors de la 171e réunion ordinaire de l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé à Vienne de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour. Il s’agit du premier accord depuis 2008.

En somme, la proposition de l’Algérie à opérer par les pays de l’Organisation pétrolière consiste à ramener la production à 32,5 millions de barils par jour (bpj). Cette suggestion a été retenue par le Haut Comité d’experts de l’Organisation.

Ce comité technique, chargé de fixer les quotas de production, comprend l’Algérie, le Venezuela et le Koweït. Les experts du marché s’accordent à dire que l’aboutissement de la réunion ministérielle de l’Opep est une suite logique de l’accord historique d’Alger de septembre dernier.

« La promesse d’Alger a été réalisée « , a déclaré le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis. Les 14 pays de l’Opep qui s’étaient réunis dans la capitale algérienne avaient abouti à un accord de principe qui consistait à limiter la production afin de soutenir les prix de l’or noir, tombés de 114 dollars le baril à mi-2014 à moins de 50 dollars actuellement.

En reconnaissance aux démarches de l’Algérie pour rééquilibrer le marché, le président de l’Opep a remercié expressément le ministre algérien de l’Energie, Nouredine Boutarfa, pour ses efforts entrepris pour arriver à ce consensus après plusieurs semaines d’intenses efforts de concertation menés par l’Algérie en direction des pays membres et non membres.

En marge de la réunion, le ministre algérien de l’Energie a assuré à la presse que la réduction de la production est acceptée par tout le monde avec des quotas et selon les pays. Pour sa part, le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al-Falih, avant le début de la réunion des 14 membres du groupe, avait déclaré aux journalistes que le rééquilibrage du marché « va s’accélérer davantage, visiblement avec un accord Opep –non-Opep.

« En limitant la production de ses membres et de ses partenaires, l’accord de l’Opep permettra de mettre fin à la surabondance de l’offre qui a fait chuter les prix et porté un coup aux finances des pays producteurs », a-t-il dit.

Certains pays de l’Opep estiment qu’ils devraient être exemptés d’un gel de leur production. Ainsi l’Iran, qui n’a repris ses exportations que depuis le début de l’année avec la levée des sanctions internationales, demande à produire à des niveaux plus élevés.

L’Arabie saoudite a déclaré, par le bais de son ministre de l’Energie, que ce pays a retrouvé son niveau de production d’avant sanctions et qu’un gel à son niveau actuel est vraiment généreux de la part des autres membres de l’Opep qui doivent, eux, réduire leur production.

L’Opep a décidé de permettre à l’Iran de fixer un nouveau plafond de production à 3,797 millions de bpj. L’Irak, deuxième producteur de l’OPEP, va réduire sa production de 200 000 bpj, à 4,351 millions.

Quant à l ‘Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, elle a accepté de ramener sa production à 10,06 millions de bpj. La production saoudienne avait atteint 10,54 millions de bpj en octobre.

En revanche la Libye, ébranlée par une guerre civile, et le Nigeria en butte à des attaques sur ses installations pétrolières du delta du Niger, ont été exemptés de l’effort. L’OPEP, qui représente 40 % de la production mondiale, a également demandé aux pays non-membres de l’organisation de porter une partie du fardeau, estimé à environ 600 000 barils par jour.

Notamment la Russie, premier producteur mondial de pétrole avec plus de 11 millions de barils, qui a accepté de réduire sa production de 300 000 bpj. L’Opep, lors de sa réunion à Vienne, a décidé de suspendre le statut de membre de l’Indonésie.

Pour le ministre saoudien de l’Energie, l’objectif de réduction de la production de l’Opep à 32,5 millions de barils par jour (mbj) était celui qui faisait le plus l’unanimité et prenait en compte les éventuelles fluctuations des volumes de production du Nigeria et de la Libye.

Très attendu par les marchés, ce consensus a impacté positivement les prix de l’or noir qui ont augmenté au-dessus de 51 dollars le baril. Depuis le début de l’année, le prix moyen du baril de Brent est de 44 dollars.

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