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Nationale

ONM : La présidentielle, clé de sortie de la crise politique

ONM : La présidentielle, clé de sortie de la crise politique

Pour le SG par intérim de l’Organisation nationale des moudjahidine, Mohand Ouamar Benelhadj, la clé de sortie de la crise politique actuelle réside dans l’« organisation de l’élection présidentielle.

« L’origine de la crise c’est les élections et la solution viendra aussi avec l’organisation des élections présidentielles. Nous l’avons dit maintes fois dans nos communiqués, dans lesquels nous avons appelé à organiser les élections et à installer une commission électorale indépendante loin de toute autorité du ministère de l’Intérieur », dit-il, regrettant que personne n’ait pris attache avec l’ONM, qui soutient « malgré tout la voie électorale ».

Critiquant la position du gouvernement face aux revendications du hirak, il pense qu’ « il est inacceptable d’ignorer les cris de millions d’Algériens qui manifestent dans la rue. »

Il a même relevé, face au rejet des élections du 12 décembre, que « je ne vois pas l’abstention comme une attitude négative. Je propose que le hirak se mette d’accord sur un seul candidat choisi parmi ses représentants ».

Pour lui, « il faut que tous les Algériens fassent des concessions, car nous sommes persuadés que personne ne détient toute la vérité ni la force absolue. Certains de ceux qui, avec leurs enfants, vidaient les caisses de l’État sont aujourd’hui en prison, ce qui signifie que les choses vont changer et ne resteront pas en l’état. »

Quant au mesures d’apaisement demandées par le panel de dialogue national, il a souligné que « nous avons insisté sur la libération des détenus d’opinion. Ces arrestations n’ont pas lieu d’être dans la conjoncture actuelle, même pour ceux qui font des déclarations déplacées. La conjoncture est sensible et appelle l’apaisement ».

« Nous insistons sur les concessions de part et d’autre et sur l’apaisement du climat, comme nous réitérons que nous sommes contre l’emprisonnement des jeunes du hirak », insiste le SG de l’ONM, qui regrette que l’avis de son organisation ne soit pas pris en compte par les autorités, notamment dans la libération du moudjahid Lakhdar Bouregaa.

« Nous avons demandé à plusieurs reprises la libération du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, que ce soit dans nos communiqués ou à travers des intermédiaires, mais il n’y a pour l’heure rien de nouveau », a-t-il indiqué, avant de rappeler, sur la revendication de la rue, que « nous avons demandé le départ du gouvernement qui a été désigné par l’ancien président, mais rien n’a changé. » « L’actuel ministre Tayeb Zitouni est absent depuis des mois et nous n’avons aucune nouvelle de lui. »

Le SG de l’ONM a indiqué par ailleurs, sur son appel à la dissolution du FLN, que « nous avons demandé au ministère de l’Intérieur d’interdire, en vertu de la loi de 2012, l’utilisation du sigle FLN pour des intérêts étroits ».

« La loi interdit l’exploitation du sigle FLN pour servir les intérêts d’individus qui sont allés jusqu’à coller le nom du FLN à la « chkara » pour faire passer ce qu’ils veulent et quand ils veulent, au nom de la légitimité historique du parti », a-t-il dit.

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