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Nationale

ONM-FLN : le clash

ONM-FLN : le clash

Il persiste et signe. Mohand Ouamar Benelhadj, secrétaire général par intérim de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), a réitéré la demande de l’organisation visant à la dissolution du Front de libération nationale (FLN) et à sa « constitutionnalisation » afin de permettre la restitution du parti au peuple algérien.

Saisissant l’occasion de la présentation des vœux de l’ONM pour la nouvelle année de l’hégire, Mohand Ouamar Benelhadj, cité hier par le journal arabophone El Khabar, a déclaré : « Un article de la Constitution doit être créé pour confirmer que le FLN appartient à tous les Algériens, afin d’empêcher l’utilisation de ce nom par des personnes à des fins aussi suspectes comme cela a été le cas par le passé. »

Cette déclaration est une affirmation de ce que M. Benelhadj a déclaré il y a quelques jours quant à la nécessité de mettre le FLN au musée après avoir été exploité par des personnes pour défendre leurs intérêts personnels. Pour lui, le vieux parti fait partie du patrimoine du peuple algérien et de son histoire révolutionnaire.

Depuis quelques semaines, l’intérimaire de cette organisation, qui était un illustre inconnu sur la scène médiatique et politique, ne cesse de lancer des piques contre ce parti, actuellement majoritaire dans les assemblées populaires (APN, APW et APC), ainsi qu’au sein du Conseil de la nation.

Ces déclarations du SG de l’ONM ont fait réagir le SG du FLN Mohamed Djemaï et l’ex-porte-parole du parti Hocine Khaldoune, qui a appelé le SG de l’ONM à balayer devant sa porte et à s’occuper du dossier des faux moudjahidine au lieu de parler du FLN.

Dans un autre contexte, le SG de l’ONM a souhaité que l’Assemblée populaire nationale promulgue une loi criminalisant le colonialisme.

Pour rappel, le projet de loi a été proposé il y a une quinzaine d’années par un groupe de députés issus du FLN et de la mouvance islamiste, mais ce texte n’a jamais pu avoir le quitus du bureau de l’APN, ni être soumis pour examen à une commission. Ce projet de loi criminalisant le colonialisme a soulevé à l’époque une vive polémique, notamment après un texte adopté par le Parlement français sur les « bienfaits du colonialisme », grâce au lobbying de l’extrême droite et des milieux conservateurs.

Il a également exprimé son espoir de voir un président de la République élu dans un scrutin juste et transparent.

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