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Nationale

Obligation de réserve : Mise en garde de l’ANP

Obligation de réserve : Mise en  garde de l’ANP

Ces amendements visent à tenir les militaires de carrière, en activité ou en retraite, à l’écart des joutes politiques.

Plus d’un mois après la promulgation dans le Journal officiel (n° 45 du 3 août) de l’ordonnance portant statut des officiers de réserve et de l’ordonnance portant statut général des personnels militaires, le ministère de la Défense nationale a tenu à rappeler à travers un éditorial paru dans le dernier numéro de la revue El Djeich la directive appelée le « droit de réserve » pour le personnel et exige d’eux, y compris ceux ayant appartenu à cette institution (les militaires de haut rang ayant bénéficié de la retraite), de respecter l’éthique militaire, notamment le devoir de réserve, à travers l’observation d’une série de règles et de mesures.

La haute hiérarchie militaire a tenu à rappeler que tout manquement à ce devoir « ne peut être interprété que comme acte ou démarche visant à compromettre l’image de notre armée et, de ce fait, est totalement inacceptable et impardonnable ».

Ces règles et mesures contenues dans ces deux ordonnances modifiées déterminent et encadrent un aspect important des devoirs et mesures disciplinaires auxquels les officiers ayant cessé de servir dans les rangs de l’armée et qui ont été versés dans la réserve doivent s’astreindre.

La haute hiérarchie militaire a tenu aussi à expliquer que ces amendements visent à les tenir à l’écart des joutes politiques. Si cette nouvelle loi permet au militaire de carrière admis à cesser définitivement son activité au sein de l’armée d’exercer librement les droits et libertés que lui confèrent les lois de la République, ajoute l’éditorial, il est en revanche « astreint à un devoir de retenue et de réserve, en tout lieu et en toute circonstance ».

La directive rappelle que le militaire de carrière doit « s’interdire de tout acte ou comportement » de nature à « compromettre l’honneur ou la dignité de sa qualité ou à porter atteinte à l’autorité et à l’image de marque de l’institution militaire ».

Car selon l’institution, « tout manquement » au devoir de nature à porter atteinte à l’honneur et au respect dus aux institutions de l’Etat « constitue un outrage et une diffamation et peut faire l’objet, à l’initiative des autorités publiques, du retrait de la médaille d’honneur, de plainte auprès des juridictions compétentes ».

Cette disposition s’applique également au militaire de carrière admis à cesser définitivement son activité, comme il peut se voir sanctionné par la rétrogradation dans le grade.

Elle s’applique aussi lorsque le militaire viole « involontairement » cette règle car, selon le législateur, elle peut porter atteinte à l’honneur de l’Armée. La conception militaire du devoir de réserve est particulièrement contraignante. Certaines personnes disent qu’en combinaison avec l’interdiction de toute forme d’expression collective, il contribue à faire de l’armée algérienne »La Grande Muette ». 

En raison justement de ces contraintes, le sujet n’est quasiment jamais abordé de manière critique. Enfin, la nouvelle loi apporte quelques autres changements concernant les appellations du corps des officiers.

Ainsi, dans son article 3, elle indique que l’expression « officier de l’armée de l’active » est remplacée par l’expression « officier de carrière » et l’article 4 indique que l’expression « officier de réserve » est remplacée par l’expression « officier versé dans la réserve ».

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