Objectifs de développement durable : l’Algérie porte sa voix à l’ONU
Le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) a organisé, ce mardi à Alger, un atelier de concertation consacré à l’élaboration du deuxième Rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable (ODD). Cette rencontre, réunissant responsables institutionnels, représentants du Parlement, experts et acteurs de la société civile, s’inscrit dans les préparatifs de la participation de l’Algérie au Forum politique de haut niveau prévu cet été à New York.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre des préparatifs menés en vue de la finalisation du deuxième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des ODD, que l’Algérie prévoit de présenter lors du Forum susmentionné, programmé en juillet prochain sous l’égide du Conseil économique et social des Nations unies.
À travers cette démarche, les différents acteurs nationaux, en particulier les organisations de la société civile et les institutions universitaires, poursuivent leur participation active à ce processus consultatif global.
Ce rendez-vous international constitue une plateforme annuelle d’évaluation des progrès enregistrés dans la concrétisation de l’Agenda 2030. L’Algérie entend présenter un bilan global reflétant ses acquis nationaux ainsi que les défis à relever, dans le respect des principes de transparence et de coopération multilatérale.
Dans son allocution, le président du CNESE, Mohamed Boukhari, a rappelé que le premier Rapport national volontaire, élaboré en 2019, avait marqué une étape importante dans l’engagement de l’Algérie envers l’Agenda 2030. Depuis l’adoption de ce cadre international, le pays s’est attelé à intégrer les ODD dans ses politiques publiques à travers la mise en place de mécanismes institutionnels de coordination et de suivi, ainsi que par la mobilisation des différents secteurs concernés.
Il a souligné que cette dynamique a été consolidée par l’inscription des principes du développement durable dans la Constitution de 2020, traduisant une volonté politique fondée sur l’action et l’efficacité.
Évoquant la période 2019-2026, le président du CNESE a relevé qu’elle a été marquée par la pandémie de Covid-19, qui a accentué les pressions sur les trajectoires de développement durable à l’échelle mondiale. Malgré ce contexte, l’Algérie a maintenu ses engagements envers l’Agenda 2030 et a poursuivi le renforcement de ses actions.
Il a également indiqué que cette rencontre vise à associer les différents acteurs de la société civile à la formulation de leurs visions sur les avancées réalisées, les contraintes rencontrées et les priorités nationales pour accélérer la mise en œuvre des ODD.
Selon lui, les contributions des acteurs non gouvernementaux et du milieu académique occupent une place centrale dans l’élaboration du rapport. Ces consultations permettent de faire remonter les préoccupations des participants, de mettre en lumière les priorités locales, d’intégrer les propositions de la société civile et d’enrichir le document par des analyses scientifiques approfondies issues des universités et centres de recherche.
Le deuxième Rapport national volontaire devrait ainsi constituer une étape importante pour évaluer le parcours de l’Algérie dans la mise en œuvre des ODD, valoriser les principales expériences nationales, identifier les défis persistants et tracer les perspectives futures. Il devra également mettre en avant l’engagement du pays à poursuivre ses efforts en faveur d’un développement durable inclusif et renforcer sa présence dans les débats internationaux liés à l’Agenda 2030.