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Monde

Obama juge hypocrite le versement par la France de rançons aux terroristes

Obama juge hypocrite le versement  par la France de rançons aux terroristes

La course au leadership entre Occidentaux a déjà commencé ! Alors que la conférence internationale pour l’Irak s’est ouverte, hier, à Paris, les débats entre la France et les Etats-Unis pourraient bien être perturbés par un article publié, samedi, par le New-York Times.

Selon le média américain, le président Obama jugerait « hypocrite » la position de la France qui consiste, selon lui, à payer des rançons pour libérer ses otages, tout en affirmant ne jamais verser le moindre centime.
Pour cela, le New-York Times s’appuie sur plusieurs indiscrétions émanant de visiteurs du président Obama qu’il aurait reçus avant de prononcer son discours à la Nation dans lequel il a déclaré la guerre au terrorisme.

Selon ces visiteurs, Barack Obama « remarque avec irritation que le président Hollande assure que son pays ne paye pas de rançon alors qu’en fait, il le fait… ». Contestée pour sa gestion des otages, l’administration américaine a été accusée par la mère de James Foley, l’un des otages américains décapité, d’avoir entravé ses initiatives pour libérer son fils.

Dans un entretien diffusé par la chaîne CNN, celle-ci a expliqué que sa famille avait été menacée de poursuites si elle tentait de lever des fonds pour payer la rançon réclamée par les ravisseurs de son fils. Sans vouloir commenter la gestion de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, François Hollande a, en février 2013, assuré qu’il n’y avait pas « de questions financières en jeu » dans le cadre des tentatives de libération des otages français retenus par les terroristes.

« L’Etat s’opposera à toute forme de versement », a-t-il assuré à l’époque. Une affirmation qui a été remise en doute à plusieurs reprises lors de la libération d’otages français ces dernières années. En juillet dernier, une enquête très fouillée du New-York Times affirmait que la France avait payé, ou fait payer, depuis 2008, 58,1 millions de dollars pour faire libérer ses ressortissants.

Notamment en faisant pression sur le Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré pour qu’il serve d’intermédiaire, et en comptant sur la Libye de Kadhafi pour verser certaines sommes aux terroristes d’AQMI. Un des motifs qui ont poussé l’ancien président français Nicolas Sarkozy à « liquider » le colonel Kadhafi devenu un témoin gênant dans les affaires louches de la France au Sahel.

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