Numérisation des services consulaires : Signature d’une convention entre les Affaires étrangères et la DGSN
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le processus de modernisation de l’administration publique et de numérisation des services destinés aux citoyens, notamment ceux établis à l’étranger, suite à la signature, jeudi dernier, d’une convention de coopération entre le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, représenté par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), afin de renforcer la numérisation de certains services consulaires. C’est ce qu’a indiqué un communiqué du ministère.
Le secrétaire général du ministère, Lounès Magramane, a affirmé que cette convention « constitue un nouveau jalon dans le processus de modernisation des services consulaires », lors de la cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège du ministère des Affaires étrangères. Le document a été paraphé par M. Magramane et le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Badaoui, en présence du secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib,
Magramane a également précisé que « cette démarche s’inscrit pleinement dans les priorités du ministère des Affaires étrangères, particulièrement en ce qui concerne l’amélioration des prestations offertes à la communauté nationale établie hors du pays ». Le responsable a rappelé, à cet égard, « l’importance particulière accordée par le président de la République à notre communauté nationale à l’étranger, en tant que composante authentique de la nation algérienne ». Une attention qui se traduit, selon lui, par la volonté constante d’améliorer les services administratifs et consulaires destinés aux Algériens résidant à l’étranger.
Magramane a également indiqué que cette orientation a été réaffirmée lors de la conférence des chefs de postes consulaires, organisée en février dernier. Cette rencontre avait été sanctionnée par « plusieurs recommandations pertinentes », visant notamment à accélérer la modernisation des procédures consulaires et à renforcer la qualité du service public offert aux ressortissants algériens à travers le monde.
La convention signée entre les deux secteurs vise ainsi à réduire sensiblement les délais de traitement de certaines prestations consulaires, grâce à l’adoption d’un nouveau système numérique. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de transformation numérique engagée par l’Etat, laquelle ambitionne de moderniser en profondeur les mécanismes de gestion administrative et de rapprocher davantage l’administration du citoyen.
Concrètement, la coopération entre le ministère des Affaires étrangères et la DGSN permettra de fluidifier l’échange d’informations et de données nécessaires à la délivrance de documents administratifs et consulaires. Cette interconnexion des systèmes devrait contribuer à simplifier les procédures et à améliorer la rapidité de traitement des demandes formulées par les citoyens, en particulier ceux établis à l’étranger. Le ministère a souligné, à ce titre, que cette convention « incarne la volonté commune des secteurs des Affaires étrangères et de l’Intérieur de consacrer une approche intégrée fondée sur le renforcement de la coordination et l’intensification de la coopération », l’objectif étant de soutenir les efforts engagés par l’Etat pour moderniser l’administration publique.
A travers cette initiative, les autorités entendent également améliorer la qualité du service public, aussi bien sur le territoire national qu’au niveau des représentations consulaires à l’étranger. La numérisation progressive des démarches administratives devrait ainsi permettre de répondre plus efficacement aux attentes des citoyens, tout en réduisant les contraintes liées aux procédures traditionnelles. Cette convention s’inscrit ainsi dans la dynamique globale de réforme administrative et de transformation numérique engagée, avec pour ambition de bâtir une administration plus moderne, plus efficace et davantage tournée vers les besoins du citoyen.