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Novak Djokovic a passé un été pluvieux… et ça pourrait empirer

Novak Djokovic a passé un été pluvieux… et ça pourrait empirer

Novak Djokovic se souviendra longtemps de son été 2016. Entre un Wimbledon raté, des Jeux Olympiques expédiés et une blessure au poignet, le Serbe vit une période compliquée dans une saison pourtant partie pour être radieuse. Mais la spirale négative n’est peut-être pas finie pour le numéro un mondial, qui pourrait perdre son trône au profit d’Andy Murray.

Après un début d’année d’enfer, Novak Djokovic ne s’attendait pas à vivre un été en pente douce. Le Serbe a écrasé la concurrence pendant les premiers six mois de la saison, ne subissant que trois échecs en neuf tournois.

Son point d’orgue a été sa toute première victoire à Roland-Garros, complétant ainsi un Grand Chelem à cheval sur deux saisons. Mais la suite de sa saison l’a nettement moins comblé, avec trois autres défaites qui lui ont coupé les jambes et sapé le moral.

Il a rendu son titre à Wimbledon, mettant un terme au rêve de Grand Chelem sur une saison. Puis il a été battu assez vite aux Jeux olympiques de Rio, en simple comme en double, rendant impalpable cette médaille d’or qu’il aurait été fier de remporter pour la Serbie.

Et cerise sur le gâteau empoisonné : une blessure au poignet, l’obligeant à déclarer forfait à Cincinnati, seul Masters 1000 qui manque à son palmarès. S’il n’avait pas gagné celui du Canada à Toronto fin juillet, son été n’était pas loin d’être vraiment pourri.

Même s’il lui a fait du bien, le titre glané au Canada, aussi important soit-il, était de loin celui qui lui importait le moins comparé à un Grand Chelem ou au tournoi olympique.

Son élimination infligée par Juan Martin Del Potro au premier tour à Rio a été un vrai traumatisme pour le numéro un mondial. « Il n’y a pas de doute que c’est l’une des pires défaites de ma vie et de ma carrière », avait-il même déclaré les yeux encore rougis par les pleurs qui ont suivi ce revers.

« Ce n’est pas la première, ni la dernière fois que je perds un match, mais les Jeux olympiques, c’est complètement différent. » Perdre en étant au sommet de son art un tournoi qui a lieu tous les quatre ans, ce n’est pas comme perdre à Roland-Garros où vous pouvez retenter votre chance chaque saison.

Cette année, qui a démarré tambour battant, était celle où il semblait avoir le plus de chances de s’imposer. Qu’en sera-t-il de la domination de Novak Djokovic lors des prochains de JO à Tokyo en 2020 ?

Le Serbe aura 33 ans, rien d’impossible donc pour une participation, ni même pour une éventuelle victoire, mais il se passera beaucoup de choses dans sa vie avant de songer de nouveau à une telle éventualité.

Pour savoir s’il est embarqué dans un cycle négatif, après avoir connu le positif, l’US Open arrive à point pour en avoir le coeur net. Lui, qui prie pour que son poignet ne lui joue pas un mauvais tour, est abonné au dernier carré de Flushing Meadows depuis 2007.

Avec deux victoires en six finales jouées à New York, le Serbe sait qu’il n’a pas eu la réussite escomptée malgré tous les efforts déployés pour y parvenir. Mais tout autre résultat qu’un succès aux Etats-Unis serait vécu comme un nouveau camouflet dans sa saison.

Roger Federer ne sera pas là, Rafael Nadal n’a pas encore retrouvé son tout meilleur niveau. Au-delà d’un nouveau joueur qui émerge en vainqueur de Grand Chelem comme Del Potro, Wawrinka ou Cilic, Andy Murray est celui qui pourrait pourrir définitivement sa fin de saison.

Le Britannique est celui qui a clairement bénéficié du coup de moins bien du Serbe. Il a gagné Wimbledon et a poursuivi sa dynamique en conservant son titre olympique aux JO de Rio. Seul petit bémol : cette défaite en finale de Cincinnati face à Marin Cilic.

La première place mondiale clairement menacée en cas de revers à l’US Open 

Mais l’essentiel est ailleurs : le voilà proche de rattraper le Serbe au premier rang mondial. Ce qui était encore impensable après Roland-Garros devient alors réalisable.

« Je pense que je joue mon meilleur tennis en ce moment, a souligné le poulain d’Ivan Lendl, revenu dans son équipe juste après Roland-Garros. J’ai disputé 7 finales de rang, gagné 22 matches de suite, tout cela est extrêmement positif. 

J’ai juste eu une alerte à l’épaule après mon premier match dans l’Ohio, mais ce n’était que de la fatigue. » Chiper la première place au classement ATP est clairement un objectif défini par le Britannique. Le faire six mois après le retour de son coach préféré auprès de lui serait immense.

Pour Djokovic, ce serait terrible. Pour ce faire, cela passe obligatoirement par une victoire de Murray à l’US Open. Là encore, rien d’impossible : Andy s’y est déjà imposé en 2012 et reste sur une dynamique exceptionnelle en ayant joué les trois finales majeures de la saison. S’il atteint la finale de New York le 11 septembre prochain, il sera le 4e joueur de l’ère Open à réaliser ce « Grand Chelem des finales » après Rod Laver, Roger Federer et Novak Djokovic.

Et pour tout dire, Andy Murray sera même numéro un mondial à la Race s’il gagne l’US Open sans avoir Djokovic en face de lui en finale, 1215 points les séparant désormais au classement établi sur la saison. Pour ce qui est du technique, le Serbe a encore de la marge (5535 points d’avance). S’il s’incline rapidement à New York à l’instar de Wimbledon, son confortable matelas en prendra un coup. Et Djokovic avec. S’il veut passer une fin d’année plus tranquille que son été, il sait ce qui lui reste à faire.

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