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Monde Asie

Nouvelles sanctions de l’UE contre la junte birmane ‎

Nouvelles sanctions de l’UE contre la junte birmane ‎

Dix membres de la junte militaire au pouvoir en Birmanie et deux sociétés qui lui assurent un financement ont été sanctionnés lundi par l’Union européenne, pour condamner la répression violente des manifestations pro-démocratie.

Les manifestations pacifiques, réclamant le retour à la démocratie, sont réprimées presque quotidiennement dans le sang par la junte.

Au moins 737 personnes ont été tuées et plus de 3.000 arrêtées, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

La situation chaotique depuis le putsch, qui a renversé le 1er février le gouvernement civil mené par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, doit être discutée lors d’un sommet des pays du Sud-Est asiatique samedi à Jakarta et le chef de la junte doit y prendre part.

Marquant concrètement sa condamnation, l’UE a ajouté à sa liste noire dix nouveaux membres de la junte, que les Européens considèrent directement impliqués dans les prises de décision et responsables à ce titre de l’affaiblissement de la démocratie et de l’Etat de droit en Birmanie.

Les deux sociétés sanctionnées sont la Myanmar Economic Holdings Ltd (MEHL) et la Myanmar Economic Corporation (MEC).

La décision a été validée par les ministres des Affaires étrangères, selon des sources diplomatiques européennes. Le principe de ces nouvelles sanctions avait été décidé le 22 mars, lorsque les ministres européens ont sanctionné onze personnes, dont le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing.

La semaine dernière, la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a dit craindre un conflit généralisé comme en Syrie et exhorté les Etats à “prendre des mesures immédiates, décisives et effectives” pour forcer la junte à mettre fin à la répression.

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