La loi sur les investissements :"Un signal fort", affirment des experts au JI – Le Jeune Indépendant
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Nationale

La loi sur les investissements : »Un signal fort », affirment des experts au JI

La loi sur les investissements : »Un signal fort », affirment des experts au JI

C’est un signal fort que les pouvoirs publics donnent aux investisseurs par l’élaboration du projet de loi relative à l’investissement, qui prévoit d’améliorer le climat d’investissement dans le pays. Et c’est à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, à laquelle on a conféré le rôle de promoteur et d’accompagnateur des investissements, de concrétiser, sur le terrain, ce que dicte la loi de l’investissement.  

La mission est donc grande pour l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, appelée auparavant Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI). Le retour des investissements en Algérie est à espérer, à condition que cette agence remplisse les missions déterminées dans le projet de loi relative à l’investissement, qui a reçu, jeudi dernier, l’aval du président de la République. 

La composante humaine de cette agence est très importante, selon Brahim Guendouzi, professeur d’économie à l’université de Tizi Ouzou. Celui-ci a affirmé que les personnes qui vont animer cette agence, mais aussi l’économie nationale en général, sont un élément très important. 

Dans sa déclaration au Jeune Indépendant, il a affirmé que «les prérogatives de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement sont là et elles sont précises, après, cela dépendra de sa composante humaine. Si elle est bien choisie et performante, elle peut faire évoluer les choses, surtout pour les investissements directs étrangers». Evoquant la conjoncture mondiale, il a expliqué que celle-ci donnera probablement lieu à un redéploiement des investissements et que l’Algérie peut devenir une destination pour ces derniers. 

Concernant l’application de cette loi sur le terrain, l’économiste a souligné le rôle de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement. «C’est à cette agence de voir les textes juridiques applicables. En tant que guichet unique, elle peut solliciter le gouvernement et peut voir les éléments de différents textes juridiques applicables aux investisseurs, la difficulté de les appliquer et de les améliorer, voire demander de changer certains textes juridiques», a-t-il signalé, soulignant l’importance de la création d’une plate-forme numérique de l’investisseur. «Le portail électronique est une bonne chose. Il va garantir la transparence et la confiance», a relevé M. Guendouzi, qui a noté l’efficacité de la numérisation dans des secteurs qui l’ont déjà adoptée. 

Selon lui, la création de ce portail électronique au niveau de l’agence va inciter d’autres administrations à se diriger vers la numérisation de leur activité. «Ce portail électronique dans le guichet unique c’est essentiel. Il va permettre d’accélérer l’utilisation des technologies de l’information et du numérique dans la plupart des administrations», a-t-il indiqué, signalant d’autres aspects déterminés dans ce projet de loi de l’investissement, à l’instar des incitations qui seront accordées à certains secteurs d’activité dans le but d’inciter les opérateurs à investir dans des domaines précis. 

Soulignant la nécessité d’asseoir une stabilité juridique, jusque-là absente, le professeur en économie a évoqué l’aspect «répressif» de ce projet de loi contre ceux qui entravent l’investissement. «Quand il y a une volonté implicite ou explicite de blocage de projets d’investissement, il peut y avoir des sanctions dont on ne connaît pas encore la nature», a-t-il noté, affirmant que cela démontre la volonté d’instaurer la transparence et la confiance dans le monde de l’investissement. «Les porteurs de projets cherchent la confiance et les garanties dans le traitement des projets», a-t-il expliqué  

Attirer les investissements directs étrangers (IDE) est l’un des objectifs des autorités. Dans le cadre de cette mouture, on peut espérer le retour des IDE bien que le contexte mondial ne se prête pas à des investissements massifs. «La conjoncture actuelle est difficile mais l’Algérie a déjà levé certains verrous juridiques, à l’instar de la règle 51/49, qui est assouplie, ainsi que le droit de préemption», a affirmé M. Guendouzi, lequel a signalé que cette nouvelle loi sur l’investissement a aussi réaffirmé le droit de transfert des bénéfices en devises pour les investisseurs étrangers. «Ce sont des garanties essentielles. Maintenant, c’est au guichet unique de faire le reste en développant et en améliorant l’attractivité de l’économie algérienne», a-t-il fait savoir. Selon lui, il est nécessaire de ressortir les capacités des différents secteurs d’activité dans le cadre des opportunités d’affaires existantes, l’Algérie disposant de beaucoup d’opportunités. 

L’Agence algérienne de promotion de l’investissement peut, selon le spécialiste, faire évoluer les choses, notamment pour les IDE, d’autant plus, a-t-il expliqué, qu’avec la conjoncture mondiale, un redéploiement des investissements est à envisager. «Depuis la crise sanitaire, on s’est rendu compte que la plupart des chaînes de valeur localisées en Chine posaient problème et que, probablement, au niveau international, il va y avoir un nouveau redimensionnement des IDE et, pourquoi pas, l’Algérie pourrait en bénéficier, compte tenu de sa position stratégique en Méditerranée», a conclu l’économiste.  

 

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