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Nationale

Nouvelles marches des étudiants

Nouvelles marches des étudiants

Les étudiants persistent à battre le bitume et se mobilisent encore. Ils viennent de relancer leurs manifestations ce mardi à Alger et dans d’autres grandes villes du pays. Des actions qui ont rassemblé des milliers de personnes, exprimant leur refus du 5e mandat du président sortant Abdelaziz Bouteflika.

C’est du moins l’atmosphère qui a caractérisé hier le centre-ville de la capitale, où des milliers d’étudiants et enseignants se sont donné rendez-vous et ont manifesté pacifiquement. Ils ont occupé les grandes artères d’Alger-centre, notamment du côté de la place des Martyrs, de la Grande poste, de la place Maurice-Audin et de la rue Didouche-Mourad. Ces foules impressionnantes scandaient et brandissaient plusieurs slogans du genre « Makache elkhamssa (pas de cinquième) », « Silmia, silmia, silmia hadharia ( pacifique et civilisée) » et « Djamhouria, machi mamlaka ( République et non monarchie) ». Certains ont été interdits de rejoindre le mouvement, en raison d’un cordon de sécurité imprenable.

Un groupe d’étudiants, qui descendait des hauteurs d’Alger vers la rue Didouche via la rue Roosevelt, a été encerclé et maîtrisé avant même d’arriver à la place Addis Abeba menant vers El Mouradia. Un dispositif sécuritaire très important tentait de canaliser la foule jusqu’au boulevard Bougara (El Biar). Certains étaient munis de leur bâton et boucliers, d’autres étaient sur le qui-vive et brandissaient leurs bombes lacrymogènes. Mais il n’y a pas eu d’affrontement ni de violences.

A un moment, deux bus de transport universitaire assurant les lignes ; Bouzareha- 1er-mai et Dely Brahim -1er-Mai ont été arrêtés et réquisitionnés par les agents de l’ordre en vue d’embarquer tous les étudiants protestataires interpellés. Ces derniers, certes montent dans les bus, mais tout en entonnant des chants et des slogans. La protesta se poursuivait à l’intérieur des bus. « Makache lkhamssa ya Bouteflika, jibou BRI, jibou saikka… », fusent de plus belle.

Ce même mouvement de protestation émanant du campus a eu lieu dans plusieurs wilayas à travers le pays. C’est le cas de la wilaya de Jijel, qui a vécu hier matin une grande manifestation des étudiants et enseignants universitaires au chef-lieu de la

wilaya. La foule, qui grossissait au fur et mesure, a pu sillonner les grands boulevards de la ville brandissant haut le drapeau algérien. Ces jeunes vivant dans l’une des wilayas les plus touchées par le chômage et la précarité ne veulent pas lâcher prise et marchaient côte à côte avec leurs enseignants pour dire « halte à un système » « halte à la faillite ».

A Bordj Bou Arréridj, la famille universitaire a été également au rendez-vous. Plusieurs enseignants se sont rassemblés pas loin de l’université Bachir-El Ibrahimi, agitant une grande banderole indiquant leur opposition au 5e mandat. Ils ont inlassablement exprimé leur désir ardent de voir le changement au niveau du système et surtout de mettre le holà à la gabegie et autres maux sociaux. Ces enseignants faisant partie de l’élite refusent de se faire berner et se disent déterminés à poursuivre leur protesta.

Même son de cloche dans la wilaya de Boumerdes. Depuis 10 heures du matin et jusqu’à l’après-midi, une foule importante, composée d’étudiants et d’enseignants, a marché pacifiquement à travers les quartiers du centre-ville. Dans une atmosphère sereine et calme accompagnée de klaxons des voitures de passage en guise de solidarité, Boumerdès continue à dire non au 5e mandat.

Dans d’autres villes, comme à Oran et Ouargla, les universitaires n’ont pas cessé leur mouvement et semblent dire qu’ils demeureront mobilisés quotidiennement.

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