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Nationale

Nouvelle grève dans le primaire

Nouvelle grève dans le primaire

Il n’y aura pas de cours dans le cycle primaire mercredi  15 janvier. Les enseignants ont décidé de reconduire leur mouvement d’une journée de grève, avant de reprendre la grève cyclique de trois jours, et ce à partir de lundi prochain. 
La colère des enseignants du primaire ne s’estompe pas, notamment après avoir été exclus de la réunion organisée, hier, entre les syndicats autonomes et le ministre de l’Education. Ils menacent de radicaliser leur mouvement de protestation à partir de la semaine prochaine pour faire pression sur la tutelle. Les enseignants refusent en effet d’être représentés par les syndicats. La Coordination estime que ces derniers n’ont pas fait leur travail durant toutes ces années pour défendre les droits des enseignants. Ils ont appelé également à un rassemblement devant l’annexe du ministère de l’Education pour exprimer leur mécontentement.
Regroupés au sein de la Coordination nationale des enseignants du primaire qui n’active sous aucune couverture syndicale, ces derniers ont entamé une grève nationale cyclique observée chaque lundi, depuis le mois d’octobre dernier, accompagnée par des sit-in devant les directions de l’éducation des wilayas et l’annexe du ministère de l’Education aux Anasser (ex-Ruisseau), à Alger, et ce afin de faire pression sur la tutelle quant à la satisfaction de leur plate-forme de revendications. La Coordination rappelle que la liste des points inclus dans cette plate-forme comporte « la revalorisation des salaires à 30 000 DA comme moyenne afin de faire face au pouvoir d’achat et l’augmentation de la prime pédagogique à 20 000 DA, tout en dispensant l’enseignant de toute tâche qui n’a pas de lien avec ces activités pédagogiques ». La coordination insiste sur « la nécessité de promouvoir les enseignants du primaire après 5 et 10 ans d’expérience, avec la consécration du poste de professeur formateur ». Dans le même registre, la plate-forme évoque « la révision à la baisse du volume horaire et le fait de ne pas accorder plus de 3 groupes aux enseignants de français ». La Coordination s’insurge également contre l’exclusion de ce palier important de l’enseignement par le fait de l’unification des normes pour les diplômes des enseignants de ce cycle, dans le cadre du principe de l’égalité des chances. Les enseignants du primaire s’estiment lésés du fait de l’absence de leur reclassement, ce qui porte un coup à leur considération dans la reconnaissance professionnelle. Ces derniers, qui sont majoritaires par le nombre, ne comprennent pas pourquoi « les autorités s’entêtent à les placer au même niveau que les enseignants des cycles moyen et secondaire ». Ils revendiquent de ce fait d’être intégrés pleinement au ministère de l’Education nationale.
Outre le chapitre des revendications socioprofessionnelles, la Coordination souligne la nécessité de revoir les méthodes pédagogiques et le poids du cartable scolaire en les associant à ces initiatives de changement qui les touchent de près.

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