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Nationale

Nouvelle fonte des réserves de change

Nouvelle fonte des réserves de change

En baisse continue depuis 2014, les réserves de change du pays vont encore se contracter pour s’établir à 46,84 milliards de dollars dans le cadre du projet de loi de finances 2021, qui a été présenté lundi devant la commission des finances et du budget de l’APN.

Le double choc, à savoir la chute des prix du pétrole sur le marché mondial et la crise sanitaire causée par le Covid-19 qui a affecté l’économie du pays, a mis les finances du pays à rude épreuve. La fonte des réserves, qui a commencé en 2014 après la chute des prix du pétrole, ne cesse de s’accentuer. Bien qu’une reprise progressive est prévue pour les deux prochaines années (2022 : 47,53 milliard de dollars ; 2023 : 50,02 milliard de dollars), le matelas financier connaîtra en 2021 une nouvelle baisse à moins de 50 milliards de dollars (46,84 MDS/USD), soit près de 16,2 mois d’importations de marchandises et de services hors facteurs de production. Une situation qui inquiète spécialistes et observateurs, lesquels alertent sur les défis et réformes qui attendent l’Algérie. Calculé sur la base d’un baril de pétrole de référence à 40 dollars, le projet de loi de finances 2021, présenté hier devant la commission des finances et budget de l’APN pour examen, prévoit des revenus pétroliers de l’ordre de 23,21 dollars, avec une baisse des importations de 14,4 milliards de dollars en 2021 et 28,6 milliards de dollars en 2022.  Le taux de croissance attendu  pour l’année 2021 est de 4%, soit un peu plus que les prévisions du FMI qui, dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales publié les jours passés, tablait sur un taux de croissance de 3,2% et a émis des prévisions pessimistes pour l’économie du pays. Le PLF 2021 prévoit également un taux d’inflation à 4,5% pour descendre à 4,05 % en 2022.

Le contexte exceptionnel dans lequel le PLF 2021 a été élaboré a été mis en exergue par la représentante du gouvernement et le ministre des Relations avec le Parlement, Besma Azouar, qui a présenté ce projet de loi au nom du ministre des Finances. Elle a en effet relevé la spécificité du contexte économique et financier marquant l’élaboration de ce texte, et ce « au vu d’une crise sanitaire extrêmement grave aux retombées imprévisibles sur les opérateurs économiques ». Selon la ministre, la nouvelle loi de finances tend à consolider les fondamentaux économiques en 2021, à travers la reprise graduelle de l’activité et l’allègement de certains dysfonctionnements financiers, outre le soutien permanent des catégories vulnérables à faibles revenus. Le président de la commission des finances et du budget, Ahmed Zeghdar, a lui aussi évoqué les circonstances que travers le pays à la lumière des défis imposés par le recul des revenus en devises d’une part et la pression de la pandémie mondiale d’ autre part. Affirmant que le PLF 2021 « fait triompher le caractère social de l’Etat », il se dit convaincu que « l’économie nationale peut toujours dépasser les risques avec succès et réaliser des résultats positifs » au regard de l’évolution des revenus de la fiscalité ordinaire devant couvrir les dépenses de fonctionnement en toute facilité, loin des rentes pétrolières. Cela, estime-t-il, grâce aux mesures prévues dans le projet pour optimiser le recouvrement fiscal et soutenir l’activité de production.

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