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Nationale

Nouvelle ère pour le secteur de l’agriculture : Nécessité d’accompagner la dynamique enclenchée

Nouvelle ère pour le secteur de l’agriculture : Nécessité d’accompagner la dynamique enclenchée
Nouvelle révolution agraire.

La nouvelle ère annoncée pour le secteur de l’agriculture, qui repose sur la science et l’innovation, est perçue comme une « nouvelle révolution agraire ». La dynamique enclenchée par le secteur doit être accompagnée afin d’atteindre l’objectif de garantir la sécurité alimentaire et relever les défis imposés par les changements climatiques.

« C’est une nouvelle révolution agraire qui s’annonce avec le changement des mentalités et des structures », a indiqué le président de la Chambre d’agriculture de la wilaya d’Alger, Brahim Djeribia, saluant les récentes initiatives du ministère de l’Agriculture, marquées par la tenue, les deux derniers jours, de la Conférence nationale sur la modernisation de l’agriculture, ainsi que l’installation du Conseil scientifique national de la sécurité alimentaire.  

Selon le président de la Chambre d’agriculture d’Alger, il est nécessaire de passer à une étape supérieure, surtout que le potentiel ne manque pas. « Le pays dispose d’un grand potentiel naturel et aussi d’une ressource humaine qualifiée », a-t-il précisé, soulignant la nécessité de capitaliser ces acquis.

L’agriculture d’aujourd’hui ne doit pas rester « archaïque » et se limiter à des « pratiques d’un autre temps ». Cela est possible avec l’introduction de nouvelles technologies et le recours accru à la science, qui n’est plus un choix mais une nécessité. M. Djeribia a, dans ce sens, salué l’installation du Conseil scientifique de la sécurité alimentaire, composé de spécialistes qui représentent différentes filières. L’utilisation des nouvelles technologies est aussi primordiale, selon le président de la Chambre de l’agriculture, citant l’importance de l’utilisation des drones pour la gestion des grandes superficies agricoles, lesquels permettront aussi d’identifier des maladies et d’agir par conséquent. Selon lui, on ne peut pas répondre au défi de nourrir 65 millions d’habitants sans recourir à la science et à l’innovation.

En plus d’axer l’agriculture sur la recherche et l’innovation, il est également essentiel d’associer les professionnels du secteur, soit les agriculteurs, dans cette nouvelle démarche, a préconisé ce responsable, mettant en exergue la « grande expérience » dont disposent ces derniers.

Le défi aujourd’hui étant surtout, a-t-il ajouté, de prendre en considération les changements climatiques, caractérisés notamment par des températures extrêmes. Une situation qui impose, a-t-il dit, la révision de la cartographie agricole qui date « des années 1930 » mais aussi d’opter pour des cultures qui s’adaptent à la sécheresse par exemple.

Djeribia, qui a mis en avant les bons résultats obtenus par le secteur de l’agriculture, avec une contribution à hauteur de 15 % au PIB ainsi qu’une production importante, a ainsi souligné la nécessité d’accompagner cette « dynamique installée ».

Il a, dans ce sens, évoqué les résultats réalisés par différentes filières, à l’instar de la pomme de terre, avec une production estimée à 400 quintaux/hectare, mais aussi les agrumes avec une production annuelle de 78 millions de quintaux, à laquelle on consacre une superficie de 80 000 hectares.   

La filière pomme a, pour sa part, enregistré une dynamique, a précisé M. Djeribia, avec des niveaux de production importants. « C’est le fruit de la stratégie des hautes autorités du pays, avec notamment l’interdiction d’importation et aussi le soutien accordé aux opérateurs », a affirmé le président de la Chambre de l’’agriculture de la wilaya d’Alger. Il a néanmoins souligné la nécessité d’accompagner les agriculteurs en développant la transformation et l’exportation des excédents afin de remédier aux pertes.

L’objectif d’augmenter les rendements du blé, en les portant à 40 quintaux/hectare et plus et atteindre l’autosuffisance, est aussi possible, a enchaîné le même responsable, qui a souligné les grandes capacités, notamment dans le sud du pays.

Un autre acquis, celui de ne plus importer, depuis « plus de 30 ans », la semence de blé, a tenu à signaler ce responsable, lequel a cependant souligné la nécessité de faire la même chose s’agissant des semences pour les cultures maraîchères. « Nous sommes toujours dépendant de l’étranger, comme c’est le cas pour plusieurs filières. Mais on doit travailler pour limiter notre dépendance », a-t-il indiqué, assurant que le « segment semences est une arme qu’on doit détenir ».



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