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Nationale

Nouvel organigramme pour le secteur marchand des transports

Nouvel  organigramme pour le secteur marchand des transports

Le secteur public marchand des transports a connu une nouvelle organisation. Son nouveau schéma, présenté hier par le ministère des Transports, explique que cette reconfiguration comprend quatre groupes de 41 filiales, issus de la transformation des trois SGP du secteur.

Il s’agit du Groupe Services Portuaires (SERPORT), de Groupe Algérien de Transport Maritime (G.A.T.MA), du Groupe Transports Terrestres de Marchandises et Logistique (LOGITRANS) et du Groupe Transports Terrestres de Voyageurs (TRANSTEV).

Ces groupes viennent en remplacement de trois sociétés de gestion des participations de l’Etat (Sogeport, Gestramar et Fibder), qui englobent 48 entreprises publiques économiques (EPE) ainsi que d’autres entreprises à caractère économique et industriel (Epic) sous tutelle du ministère des Transports.

Suite à cette restructuration, le nouveau groupe Serport, au capital de 54 milliards DA, sera chargé de la gestion portuaire à travers dix entreprises portuaires et une entreprise de gestion des ports de pêche, ainsi que de la gestion des services portuaires à travers trois sociétés mixtes dédiées aux conteneurs, et deux sociétés mixtes de logistique.

D’un capital de 22 milliards de DA, le deuxième groupe Gatma regroupera les deux filiales de la Compagnie nationale de navigation (Cnan), l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (Entmv), l’Entreprise nationale de réparation navale (Erenav) et cinq autres filiales chargées de la consignation de navires et activités connexes.

Quant au groupe Transtev, doté d’un capital de 3 milliards de DA, il regroupera l’Entreprise du métro d’Alger (Ema), la Société d’exploitation des tramways (Setram), l’Entreprise de transport algérien par câbles (Etac), la Société de gestion de la gare routière d’Alger (Sogral) et cinq filiales de transport de voyageurs par car. Pour le groupe Logitrans, capital de 2 milliards DA, dont la mission est de gérer le transport des marchandises et la logistique, il sera constitué de sept filiales relevant de la Société nationale du transport routier (SNTR).

Talaï : les SGP un système caduc

Le ministre des Transports, Boudjema Talaï, a expliqué ce changement par le souci de moderniser son secteur et le rendre plus rentable, jugeant que l’ancienne « configuration du secteur public marchand s’articulant autour des SGP est complètement « dépassée ».

« Les SGP créées en 2001 dans un contexte de privatisation et de désengagement de l’Etat n’arrivent plus à jouer le rôle d’animation, de développement et de pilotage stratégique des EPE qui leur sont rattachées », a-t-il argué.

Le ministre a rappelé que son département a présenté au Conseil des participations de l’Etat (C PE), en date du 17 Septembre 2015, la nouvelle configuration du secteur public marchand des transports. Il a assuré que la création de ces nouveaux groupes économiques a pour objectif de préserver la croissance de l’entreprise avec des perspectives réelles d’expansion et de développement.

Il a ajouté que cette nouvelle gestion s’appuie principalement sur les ressources humaines en promettant un système de rémunération attractif, un vaste plan de formation et de mise à niveau.

« La nouvelle gestion devrait aboutir à une amélioration des services et à une meilleure maîtrise des coûts pour améliorer la rentabilité. Elle devrait également s’articuler sur le développement de l’activité Logistique, l’activité de transport maritime urbain et de croisière, la réhabilitation de l’utilisation du rail de et vers les ports, et enfin la participation à la mise en œuvre de la politique de désenclavement du Grand Sud », lit-on dans le document communiqué par le ministère.

« Ce changement devrait générer beaucoup de richesse mais devrait nous permettre de récupérer des parts de marché car il y a un marché à prendre et pour cela, il faut beaucoup d’agressivité », a affirmé le ministre lors d’une conférence de presse à l’issue de l’installation de ces quatre groupes.

Talaï a insisté par ailleurs sur le caractère public de son secteur, tout en affirmant qu’il n’est pas fermé aux investisseurs qui souhaiteraient participer à sa modernisation. Interrogé sur l’ouverture du ciel algérien, il a répondu que cela ne devrait pas se faire au détriment de l’entreprise algérienne Air Algérie.

« Il faudrait d’abord moderniser l’entreprise algérienne, la mettre à niveau du point de vue économique et la protéger avant de penser à l’Open Sky », a-t-il répliqué. Le secrétaire général de l’UGTA a estimé pour sa part que ce nouvel organigramme octroie plus d’autonomie aux cadres dans la gestion de leur entreprise. « C’est terminé, le diktat », a-t-il lancé en prévenant que la gestion bureaucratique a mis les entreprises en faillite malgré « l’oxygénation » financière des banques publiques.

« On pilotait de façon démagogique et non économique », a-t-il insisté en précisant qu’il se fait le porte-parole des gestionnaires en s’exprimant à leur place.

Le porte- parole de la centrale syndicale a conclu son message en insistant sur la conjugaison des efforts pour « remettre la machine économique sur les vrais rails » dans ce contexte économique marqué par la crise du pétrole. 

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