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Nationale

Nouveau tarifs du carburant: Le coût retombera sur le citoyen

Nouveau tarifs du carburant:  Le coût retombera sur le citoyen

Les nouveaux tarifs des carburants, décidés par le Gouvernement, dans le cadre du projet de loi de finance complémentaire (PLFC) 2020, sont entrés ce samedi en application à la pompe.
Une mesure qui a suscité un mécontentement chez les automobilistes et les transporteurs notamment ceux ayant subi les contrecoups de la pandémie du Covid-19 mais également sur le simple citoyen.

L’affichage au niveau des stations d’essence avait débuté avant hier, quelques heures après la publication de la loi sur le journal officiel. Ainsi, les différentes catégories d’essences, augmentées de 3 dinars le litre, coûteront 45,62 DA pour le « Sans plomb », 45,97 DA, pour le « Super » et 43,71 DA, le « Normal », alors que le Gasoil, majoré de 5 dinars sera payé désormais à 29, 01 Dinars.
Il s’agit de la troisième augmentation des tarifs en six ans, pratiquement depuis le début de la crise pétrolière en 2014.

Les anciens gouvernements avaient toujours cherché à faire les réajustements nécessaires dans la confection des budgets annuels, en puisant dans les tarifs des carburants et les taux à valeur ajoutée. Lors de son passage à l’APN et au conseil de la nation, le premier argentier du pays a justifié cette augmentation des carburants par « la nécessité de limiter la surconsommation de cette ressource fossile et la réduction des dépenses de surexploitation des véhicules ».
Il avait également mis en exergue les avantages du GPL, comme énergie propre et moins coûteuse. Au niveau du parlement, il y a eu une faible résistance de la part des députés, même si l’opposition a tenté de faire des amendements pour réduire la hausse à un niveau raisonnable.
Certains ont mis en garde contre les répercussions inflationnistes, générées surtout par les nouveaux prix du gasoil.
D’autres ont argué que ces tarifs vont plomber les effets positifs de l’augmentation du SNMG, ainsi que la suppression de l’IRG pour les salaires inférieurs à 30.000 dinars, décidées dernièrement par le président Tebboune, en application d’un de ses engagements électoraux. 
Pour beaucoup d’experts, l’effet sur le pouvoir d’achat des citoyens est mécanique alors que la situation générale converge vers une inflation des prix et une chute drastique dans la valeur du dinar. L’augmentation des prix des carburants va se répercuter directement sur les tarifs des transports, notamment urbain et suburbain et les taxis collectifs. Elle touchera également les prix des produits agricoles, dont les producteurs, comme les distributeurs grossistes et détaillants, utilisent le Gas-oil pour les travaux d’irrigation entre-autres. 

Une hausse des coûts de production ou de prestation de service provoque facilement une hausse des prix. Il faut s’attendre, selon ces économistes, à des augmentations effectives dans les prix des fruits et légumes, ainsi que dans les différents transports privés et publics ce qui fera, comme à chaque fois, du citoyen la victime principale de ces hausses.

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