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Nationale

Nouveau sommet des grands producteurs

Nouveau sommet des grands producteurs

Il semble bien que les cours du baril profitent de bonnes opportunités. La hausse était déjà évidente depuis l’accord d’Alger sur la réduction de la production. Les cours ont franchi la barre des 52 dollars le baril pour le brent, son plus haut niveau depuis plus de quatre mois.

Selon les courtiers et les analystes, cette hausse pourrait bien continuer à se raffermir en raison des perspectives d’un nouvel accord plus détaillé sur les quotas, lors du prochain sommet de Vienne prévu le 30 novembre prochain.

Pratiquement, tous les membres de l’OPEP se sont mis d’accord sur la concrétisation de l’objectif d’une diminution de la production de près de 700 000 barils/jour, seule possibilité pour booster les prix vers une fourchette plus acceptable, aussi bien par les producteurs que par les consommateurs. En dissipant les doutes et en enterrant les divergences, le cartel a fini par convaincre les investisseurs du rebond à moyen terme. 

Or, les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas. Déjà, les Russes, qui furent un peu en retrait et moins prolixes à Alger, viennent de déclarer officiellement qu’ils vont “suivre” les décisions de l’OPEP. Autrement dit, Moscou pourrait bien de son côté baisser sa production de pétrole.

Il suffit qu’elle arrache une entente avec les autres gros producteurs du cartel pour amener le marché vers “un bon baril”. La bonne volonté saoudienne exprimée à Alger semble avoir suffisamment secoué les Russes, peut-être même les Mexicains ou les Norvégiens.

Au terme d’une réunion de près de six heures et de plusieurs semaines de tractations, l’Opep a annoncé mercredi 28 septembre à Alger avoir décidé de ramener sa production à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour, contre 33,47 mbj en août, selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE).

A la surprise générale, les pays de l’Opep sont parvenus à un accord “historique” pour réduire leur production d’or noir afin de soutenir des prix durablement affaiblis par une offre excédentaire.

Il s’agit de la plus grosse réduction de la production depuis celle décidée après la chute des cours durant la crise de 2008. « L’Opep vient de prendre une décision historique », s’est félicité le ministre algérien de l’Energie, Noureddine Boutarfa. « L’Opep revient à sa fonction de monitoring du marché. C’est une fonction qu’elle avait perdue depuis plusieurs années », a-t-il précisé. La décision des pays de l’Organisation exportateurs de pétrole a pris les investisseurs par surprise. 

La plupart des analystes s’étaient montrés pessimistes, les tentatives précédentes pour stabiliser le marché ayant tourné court en raison des désaccords entre les poids lourds iranien et saoudien. Dans quelques jours, Istanbul en Turquie sera le théâtre d’un autre rendez-vous informel qui regroupera les Saoudiens, les Irakiens, les Iraniens en face des Russes.

Une rencontre qui servira à détailler les modalités et les applications techniques d’une baisse de la production et surtout à créer un nouvel accord entre l’OPEP et les pays non-OPEP. La mise en œuvre de l’accord d’Alger sera au centre de ces discussions informelles.

Des perspectives rajoutées à d’autres facteurs favorables, comme la baisse des stocks américains et la reprise timide de certaines économies asiatiques et européennes, vont raffermir les cours jusqu’à la fin de l’année. Reste maintenant à savoir si cette remontée du baril va se poursuivre toute l’année 2017.

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