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Nationale

Nomination du PDG d’Exxon Mobil : Quelle incidence sur l’accord d’Alger ?

Nomination du PDG d’Exxon Mobil : Quelle incidence sur l’accord d’Alger ?

Le monde de la politique et de l’énergie a été surpris par la nomination du PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobil, Rex Tillerson, au poste de secrétaire d’Etat chargé des affaires étrangères par le président américain Donald Trump.

Une nomination qui a surpris les analystes et surtout les stratèges de la géopolitique, dont certains n’arrivent pas à décoder le profil choisi par le président élu. Nombreux se posent la question de savoir quelle sera l’incidence de cette nomination sur l’accord d’Opep-non Opep conclu la semaine dernière à Vienne, en Autriche.

Tillerson est PDG depuis 12 ans du géant pétrolier connu pour sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine.
En 2013, il a été décoré à Moscou de l’ordre de l’Amitié, la plus haute distinction décernée à un civil. Pourquoi un spécialiste dans le management d’une multinationale dans un poste aussi délicat que les affaires étrangères d’une puissance mondiale ?

Les explications vont bon train pour justifier ce choix étonnant. Selon des analystes américains, Trump voulait donner un signe à Moscou, un geste d’apaisement du climat de guerre froide qui a prévalu depuis quelques années au Moyen-Orient et en Ukraine. En jetant son dévolu sur un ami et proche de Poutine, Trump veut mettre fin à l’escalade et surtout dissiper toutes les velléités de déstabilisation ou de conflits géopolitiques dans certaines régions chaudes du monde.

Mieux que cela, le nouveau secrétaire d’Etat US devrait avoir une mission bien précise, celle de dégeler les rapports avec le géant russe et instaurer un climat de confiance dans les relations internationales, dans l’optique que Trump n’a cessé de développer lors de sa campagne électorale.

De plus, son profil de manager d’une multinationale de pétrole confère à celui-ci non seulement une expertise dans les affaires énergétiques mondiales, mais surtout donne l’impression que désormais ce secteur aura toutes les attentions voulues en haut lieu aux Etats-unis. Selon ces observateurs, il s’agirait également d’un gage de confiance aux investisseurs en pétrole et gaz de schiste, qui demeurent dans l’expectative depuis la chute des cours ces deux dernières années et qui cherchent des signes d’espoir de reprise de leurs activités.

On sait que parmi ces investisseurs, notamment des banques américaines, on a critiqué férocement la politique d’Obama et sa paralysie pour ne pas avoir défendu leurs intérêts auprès des Saoudiens, quand ces derniers avaient lancé la bataille contre le pétrole de schiste et ses puits.

Ruinés et endettés, ces entrepreneurs et ces foreurs ont soutenu Trump et lui demandaient une aide et un soutien. Avec la nomination du PDG d’Exxon Mobil, leurs vœux sont exaucés, d’autant que Trump a exprimé sa volonté de libérer le secteur des carcans fiscaux et environnementaux.

On sait que la grande inconnue des « shale oil » reste la réaction face aux récents accords de l’OPEP et des non-OPEP. Pour les analystes, les pétroliers américains ne vont pas répondre rapidement à la hausse des prix du brut par la hausse de la production ou la reprise des puits d’exploitation.

Pourtant, depuis juin dernier, on constate une remontée du nombre des plates-formes de forage en activité des champs de schiste, avec une production qui avoisine les 800 000 barils/jour, ce qui atténue le choc des cours pour se stabiliser autour des 55 dollars le baril l’an prochain.

Rappelons que cette multinationale est présente en Algérie dans le Sud, notamment dans le service raffinage et l’exploration de gisements pétroliers et gaziers. Il y a quelques mois, elle a exprimé sa volonté de développer ses activités et voulant obtenir des autorisations ou des marchés.

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