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Nationale

Nkosazana Dlamini-Zuma saisit Ban Ki-moon sur le Sahara occidental

Nkosazana Dlamini-Zuma saisit Ban Ki-moon sur le Sahara occidental

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a envoyé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon dans laquelle elle estime que le supplice des Sahraouis n’a que trop duré et qu’il est temps de mettre en œuvre le processus pour l’exercice du droit à l’autodétermination de ce peuple.

Dans sa lettre adressée à Ban Ki-moon à l’approche de la date butoir du 26 avril 2015, arrêtée par le secrétaire général de l’ONU pour présenter son rapport aux membres du Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara occidental, l’ex-première dame de l’Afrique du Sud relève que les négociations sont dans une impasse.

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, qu’il est impératif que le Conseil de sécurité de l’ONU fasse avancer ce dossier pour permettre aux Sahraouis de prendre leur destin en main. Pour ce faire, la présidente de la Commission de l’UA a entrepris de nombreuses actions en faveur du Sahara occidental.

Outre la désignation d’un envoyé spécial en la personne de Joachim Chissano, ancien président du Mozambique, pour rencontrer de nombreux hauts responsables à l’ONU, Mme Dlamini-Zuma a réactivé le comité composé de chefs d’Etat et de gouvernement africains pour que ce dossier soit traité par les plus hautes autorités des pays du continent noir.

Dans sa missive, la présidente de la Commission de l’UA a appelé le secrétaire général de l’ONU à s’assurer que les droits de l’Homme sont respectés dans les territoires occupés par le Maroc. Mme Zuma n’a pas omis de faire part de son extrême préoccupation devant la poursuite de l’exploitation illégale des richesses naturelles de cette colonie.

Le Makhzen a tenté récemment de fourvoyer l’opinion publique internationale en organisant le Forum Crans-Montana dans la ville occupée de Dakhla. Fort heureusement, la mobilisation internationale en faveur de la cause sahraouie a conduit au boycottage par les officiels de cet événement. Même le secrétaire général de l’ONU a rendu public un communiqué dans lequel il fait savoir que l’ancien ministre français Philippe Douste-Blazy, qui s’est rendu à Dakhla et parlé en son nom, ne le représentait pas.

Voulant à tout prix empêcher le cours de l’histoire, le roi du Maroc, Mohamed VI, a ordonné récemment à ses relais à l’ONU, en particulier les membres influents de l’Aipac, de se déployer pour mettre en œuvre le plan contre-attaque, pour faire échec à toute tentative d’élargissement de la mission du Minurso aux droits de l’Homme.

L’année 2015 semble être une année charnière pour le Polisario. Soit l’ONU impose au Maroc le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, soit ce sera la reprise de la lutte armée. La jeunesse sahraouie, dépitée, ne cesse de pousser la Direction du Front Polisario à la reprise des armes, selon les dernières déclarations faites à la Radio algérienne, la Chaîne III, en direct de New York, par l’icône du combat sahraoui pour les droits de l’homme, Aminatou Haidar.

Si l’option des armes s’impose, ce sera un choix difficile mais indispensable pour reprendre son destin qui est entre ses mains devant une organisation internationale qui ne cesse de tergiverser sur le dossier sahraoui. Rappelons que le Sahara occidental est inscrit dans les tablettes de l’ONU comme un territoire à décoloniser.

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