Niger : L’UA rejette toute intervention militaire – Le Jeune Indépendant
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Monde Afrique

Niger : L’UA rejette toute intervention militaire

Niger : L’UA rejette toute intervention militaire

L’Union africaine a rejeté le recours à la force militaire pour régler la crise de la prise du pouvoir par les militaires au Niger. La décision a été prise lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, tenue lundi dernier.

Plusieurs médias ont rapporté des déclarations de diplomates qui ont pris part à la réunion, qualifiée de « tendue », « interminable », ayant duré « plus de dix heures ». Selon ces sources, le CPS avait pris la décision de rejeter le recours à la force contre les militaires nigériens au pouvoir, optant plutôt pour les sanctions en suspendant temporairement le Niger de toutes les activités de l’UA.

La décision devrait être officialisée hier dans la soirée par un document engageant collectivement toutes les parties impliquées.

Avec cette décision, des milieux diplomatiques pensent que l’UA « se désolidarise de la CEDEAO ». Cette situation de contradiction affaiblirait considérablement la position de la CEDEAO, d’autant plus que les pays d’Afrique australe, d’Afrique centrale et d’Afrique du Nord, dont l’Algérie, étaient « contre toute intervention militaire » et rejetaient avec force le recours à la force.

Selon des sources médiatiques, cette position de l’UA était motivée par le souci d’équilibre dans sa politique de tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, et le rejet de toute intervention militaire au Niger, parce qu’elle pourrait déboucher sur un bain de sang et causer plus de dégâts qu’il n’en existe actuellement. Il faut dire que cette divergence de positions entre l’UA et une organisation régionale est inédite.

Elle s’oppose aux principes de la politique de l’UA dont les positions s’alignent traditionnellement avec celles des organisations africaines régionales. Pour rappel, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, a menacé d’intervenir militairement pour permettre au président renversé Mohamed Bazoum de reprendre le pouvoir, une option accompagnée de strictes mesures punitives sur le plan économique.

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