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Nationale

Ni poursuite judiciaire ni effacement des dettes des entreprises déficitaires

Ni poursuite judiciaire ni effacement des dettes des entreprises déficitaires

Le directeur général de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), Mourad Zemali, a rassuré, hier, les micro- entreprises déficitaires qu’ils ne feront, en aucun cas, l’objet de poursuite judicaire.

Les micro-entreprises en difficulté bénéficieront d’un « accompagnement spécial », a cependant, soutenu Mourad Zemali, lors d’une conférence de presse, organisé, hier, au centre de presse d’El Moudjahid. Il a évoqué le rééchelonnement des dettes pour ces dernières en les invitant à se rapprocher de l’Agence au lieu de s’adresser aux banques.

Par ailleurs, il a démenti toutes les rumeurs sur l’effacement des dettes de ces entreprises déficitaires ayant contracté des crédits auprès de l’organisme qu’il dirige.

« Il ne faut pas croire aux rumeurs relatives à l’effacement de ces dettes « , a conseillé le DG de l’ANSEJ, en s’adressant aux entreprises endettés, rappelant que l’entreprise qu’il représente n’est pas un organisme à caractère « social » mais « économique et entrepreneurial ».

M. Zemali reconnaît, néanmoins, que les sociétés bénéficiaires du dispositif sont confrontées à des problèmes et à des difficultés. Les entreprises déficitaires sont appelées à procéder au remboursement de leurs crédits, a-t-il souligné, ajoutant que 25% d’entre elles sont confrontées à des difficultés financières. S’agissant des entreprise qui font l’objet de poursuite judiciaire, il fait savoir qu’ils sont au nombre de 160 personnes, ayant détourné l’argent du financement pour d’autres fins.

Par ailleurs, et dans le but d’accompagner les jeunes entrepreneurs, M. Zemali a affirmé que des accords de sous-traitance ont été conclus entre l’agence et de grandes entreprises économiques pour décrocher des marchés pour les entreprises de l’Ansej. L’agence s’apprête à passer des accords avec les différents secteurs, tels que l’agriculture, le bâtiment, et ce en dépit de ceux conclus avec l’opérateur Algérie Télécom et l’AADL.

Concernant les mesures d’austérité prises par le gouvernement, le DG de l’ANSEJ a rassuré qu’elles ne toucheront pas le dispositif de l’emploi en Algérie. « Au contraire, les orientations qui ont été données visent, au contraire, à encourager la création des entreprises.

D’autant plus que le dispositif ouvert aux jeunes diplômés connaît un essor d’année en année, et permet de créer de l’emploi « , a-t-il souligné. Il s’agit de l’ouverture de maisons de l’entreprenariat et d’annexes spécifiques auprès des universités, afin d’attirer plus d’universitaires vers le dispositif de l’Ansej « Nous avons mis en place 52 maisons d’entrepreneuriat dans les universités.

Il s’agit d’organiser à chaque fois des portes ouvertes sur ce dispositif », a-t-il déclaré, ajoutant que : « 23 % des universitaires s’intéressent aujourd’hui à la création d’entreprises, et ce depuis la mise en place de ces maisons d’entreprenariat », a-t-il indiqué. En matière de chiffres, M. Zemali a indiqué à la presse qu’environ 20 469 micro-entreprises ont été validées et bénéficiaient de financement dans différentes activités dans le cadre de l’Ansej.

Le patron de l’Ansej, a annoncé que l’Ansej a financé 350 000 petites et moyennes entreprises depuis la création du dispositif, il y’a 19 ans. Les financements accordés ont permis de créer plus d’un million de postes d’emploi à travers tout le territoire national.

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