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Culture

Nguyên Lê : «Le rock est ma première passion»

Nguyên Lê : «Le rock est ma première passion»

Peu après son concert ce dimanche 10 août, lors du septième Festival international de la musique diwane, au Théâtre de verdure Saïd-Mekbel, nous avons sollicité le guitariste Nguyên Lê, également compositeur, arrangeur, producteur. Ce musicien n’est pas à son premier voyage à Alger, mais c’est la première fois qu’il vient présenter son Celebrating Jimi Hendrix. Il reconnaît ce regretté musicien comme l’inventeur de la guitare électrique et comme son père spirituel.

Dans votre Celebrating Jimi Hendrix, il n’y a pas seulement un hommage du guitariste à son pair, mais aussi la reprise du répertoire joué dans votre propre style

Au fait ce que j’aime bien dire, c’est un hommage au père de la guitare électrique, quelque part Jimi Hendrix a inventé la guitare électrique, quand on le compare à ses collègues de l’époque, c’est vraiment celui qui a été le plus loin dans la recherche du son, de l’électricité de la guitare. Je me pose là comme le fils spirituel de Jimi Hendrix, parce que sans lui je ne serais pas né, je ne serais pas celui ce que je suis maintenant. En même temps, comme dans toute relation de fils à père, il y a à la fois le fait d’assumer l’héritage de la tradition et la recherche de l’individualité, de la propre identité en tant que fils. C’est aussi tout simplement un jeu d’utiliser cette musique pour en faire la mienne.

Il y a aussi une dimension asiatique dans cette musique que vous jouez

Cette dimension là, elle est là, quelle que soit la musique que je fais, que ce soit un jazz classique ou même un jazz maghrébin quand je joue avec Karim Ziad (n.d.l.r, batteur algérien). J’ai tellement travaillé à construire mon identité à la guitare électrique que ça apparaît dans n’importe quelle musique.

En Algérie et même ailleurs, vous avez une réputation de jazzman alors que vous êtes plutôt un musicien de rock ?

Au fait, c’est un peu ma première passion, c’est comme ça que j’ai appris la guitare et cette musique là, j’ai toujours voulu garder un lien très fort avec. Parce que pour moi, il y a une intensité qui n’existe pas ailleurs. En tout cas, pas dans le jazz. Le jazz a parfois un côté trop poli, un côté intellectuel qui m’ennuie un peu, que j’adore mais je suis conscient qu’il faut dépasser cela et le rock, il est là pour faire revenir cette musique à des choses un peu plus organiques. C’est pourquoi je revendique cette dimension rock. En même temps, je ne suis pas seulement un musicien rock, c’est compliqué ! (rires)

Dans la composante de votre groupe au concert, il y a trois musiciens, trois instruments, est-ce que nous sommes vraiment dans la tradition du rock ?

Oui, on appelle ça Power trio : guitare électrique, basse, batterie. Un Power trio et le chant en plus. Si je chantais, ce serait juste un trio, mais comme je ne chante pas, je préfère donner le rôle à un autre. On est obligé de faire cela. Quand on joue du Jimi Hendrix, ça ne veut rien dire de le jouer comme du bebop (rires) !

Est-ce que vous faites aussi dans le Jimi Hendrix Experience ?

Oui, si vous voulez ! …

Et quel est l’apport d’une communion sur scène avec une troupe de gnawi ?

Déjà, c’est quelque chose que j’adore, ce n’est pas la première fois que je fais ça. Comme je connais cette musique, le gnawi, je sais comment ça marche, je connais les rythmes, les modes, le système de questions-réponses, j’ai donc un peu l’habitude et je sais quoi faire. j ‘ai appris à avoir un certain vocabulaire à la guitare. 

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