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Op-Ed

Nezzar a raison !

En ces temps de tragédie transfrontalière provoquée par le terrorisme, on n’a peut-être pas assez prêté attention aux déclarations d’un général algérien à la retraite, connu pour avoir assumé des responsabilités au sein du HCE, le Haut comité d’Etat chargé de la direction collégiale du pays quand il fallait résister aux coups impitoyables du terrorisme contre l’Algérie.

Il est vrai que le propos a pu sembler un peu placide au moment où l’émotion dominait les esprits suite aux attentats aussi barbares que spectaculaires qui ont frappé Paris, la capitale française.

D’autres raisons subjectives ont probablement occulté la pertinence de l’intervention publique du général algérien expérimenté puisque son angle d’analyse tend naturellement à rappeler d’autres crimes contre l’humanité qui bénéficient d’une certaine complaisance internationale : ceux d’Israël contre le peuple palestinien.

On sait quelle chape de plomb recouvre immédiatement les déclarations politiques dès qu’elles dénoncent le fait accompli de l’Etat hébreu qui actionne la censure grâce à une impressionnante vigilance sioniste au niveau des médias notamment occidentaux.

Pourtant, l’analyse de Khaled Nezzar mérite qu’on s’y intéresse parce qu’elle vise à neutraliser les capacités extraordinaires de recrutement de la mouvance intégriste islamiste qui use et abuse de la souffrance des Palestiniens pour renforcer les rangs des terroristes qui tuent musulmans, juifs ou chrétiens avec la même férocité.

Qu’on n’ose le dire ou non, il est indéniable que les images des violences subies par les femmes et enfants ou les civils en général que l’armée israélienne brutalise, enferme ou assassine en toute impunité, constituent un argument facile dans le discours haineux des pseudos jihadistes.

La cause palestinienne demeurant, à juste titre, une matrice de référence dans le rejet de la morale occidentale dans les sociétés arabes modernes. L’ex-membre du HCE, qui a eu à lire des milliers de rapports et de P.-V d’auditions concernant les jeunes Algériens embrigadés sur le chemin de la subversion islamiste dans les années 1990, sait de quoi il parle.

Les Abou Hamza, manchot de Londres, et les Ali Belhadj d’Alger ont tous fait un fonds de commerce du contentieux colonial qui perdure depuis 1948. Nezzar a donc bien eu raison de soutenir que « mettre un terme à la tragédie de la Palestine fait partie de la lutte antiterroriste ». Même si cela n’arrange ni les affaires de l’EI ni celles de l’Etat terroriste d’Israël.

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