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Sports

Ne tirez pas sur l’ambulance !

Ne tirez pas sur l’ambulance !

Rédha Zeguelli, Mohamed Mokrani et Abdelmalek Slahdji ont crevé l’abcès lors d’un point de presse tenu à la demande du coach national, ici à Doha, au lendemain des rumeurs faisant état que ce dernier aurait fermé la porte aux journalistes ne voulant en aucun cas qu’ils approchent ses joueurs.

Très étonné par cette « information » parue dans la presse algérienne, il donc décida de tenir une conférence de presse à laquelle ont assisté nos confrères présents sur place à l’hôtel Intercontinental, lieu où réside notre équipe nationale depuis son arrivée à Doha.

Le coach national n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour affirmer qu’il est resté déconcerté suite aux fausses informations, lesquelles n’arrangent nullement les affaires du sept national. Comme chacun le sait, n’a aucun encore gagné aucun match. « Je n’ai jamais fermé les portes à quiconque. Bien au contraire – et puisque vous êtes là –, j’ai toujours laissé nos journalistes travailler comme ils veulent. J’ai vu des journalistes venir à notre hôtel, au restaurant et même dans les chambres des joueurs.

Vous trouvez ça normal ? Pourtant je n’ai rien dit, alors que cela ne se fait pas », a déclaré Zeguelli. Et d’ajouter : « La veille du match contre la Suède, j’aurais aimé que les joueurs se reposent un peu, mais vous étiez tous venus à la salle d’entraînement pour les inteviewer à un moment où ils devaient se concentrer sur le match. J’ai demandé au chargé de presse de la FAHB de vous expliquer que les joueurs voulaient se reposer et qu’ils devaient rejoindre le bus juste après la fin de la séance d’entraînement. »

Pour Mohamed Mokrani, les choses ne devraient pas se passer comme ça : « C’est moi qui étais à l’origine de cette initiative de se concentrer sur notre Mondial et de ne parler aux journalistes qu’aux moments réels, c’est-à-dire en dehors de notre travail. J’ai vu des journalistes venir à la salle, filmer et interviewer des joueurs alors que nous travaillions. Je n’ai jamais vu ça de ma vie et dans ma carrière de handballeur.

C’est comme si vous étiez, vous, sur votre plateau de télé en plein tournage et que je fais irruption pour vous dire bonjour et demander de vos nouvelles. J’ai entendu dire que vous avez noté que des problèmes existaient entre les joueurs au sein du groupe. C’est du n’importe quoi et je vous confirme que tout se passe à merveille. On a voulu réaliser un très bon Mondial mais les résultats n’ont pas suivi. Nous étions tout en haut après la CAN mais aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés.

Donc, c’est là que nous avons besoin de vous ». De son côté, le gardien de l’équipe nationale Abdelmalek Slahdji a été franc : « Personnellement, je n’ai jamais refusé de voir un journaliste. Si je mens, vous pouvez m’apostropher. Seulement, certains journalistes veulent jouer le rôle de grands journalistes sur le dos des joueurs. Ça, c’est illogique. On a dit qu’il y avait des problèmes avec les émigrés. D’ailleurs, on ne doit même pas prononcé ce mot là car Momo ou les autres sont des Algériens comme nous.

Ils vivent seulement à l’étranger. » Ainsi, le point de presse, qui a duré environ une heure, a tourné principalement sur ce sujet, lequel a mis en colère le coach national. Il aurait été plus judicieux que le chargé de communication de la FAHB établisse un programme pour les conférences de presse d’avant-match avec le coach et quelques joueurs, comme ça, il n’y aurait ni grabuge ni rumeur. Cela n’a malheureusement pas été le cas. Pourtant, la délégation française le fait tous les jours, avec un programme bien établi. La France et l’Algérie résident, faut-il le rappeler – dans le même hôtel.

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