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Nationale

NAPEC 2023 : La transition énergétique, un impératif

NAPEC 2023 : La transition énergétique, un impératif

Bien que les énergies fossiles aient encore de beaux jours, la nécessité d’accélérer la transition énergétique est considérée comme un impératif.

Le cap a été mis sur la transition énergétique, ce lundi à Oran, à l’occasion de l’ouverture de la 11e édition du North Africa Energie & Hydrogen Exhibition and Conference (NAPEC), qui a regroupé 500 participants. La transition énergétique est désormais considérée comme un impératif et non pas une option. C’est le cas pour l’entreprise pétrolière et gazière Sonatrach.

Cette orientation a été réaffirmée par Rachid Hachichi, P-DG de la compagnie, dans son allocution à l’ouverture des travaux du NAPEC. « La transition énergétique n’est pas simplement une option mais un impératif », a-t-il affirmé, notant que cette transition « exige une remise en question fondamentale de nos modèles énergétiques, un passage de l’ancien au nouveau, du non-renouvelable au durable ».

Signalant le fait d’être confronté à des choix cruciaux, M. Hachichi a relevé les défis qui se présentent dans le cadre de cette transformation. Le premier défi, a-t-il précisé, consiste en « la garantie de la stabilité du système énergétique mondial, prédominé par les énergies fossiles et dont le rôle dans la vie économique et social des pays reste capital ».

Les acteurs énergétiques sont donc tenus d’assurer un approvisionnement adéquat à des prix raisonnables, selon le responsable, lequel a mis en avant les investissements continus dans l’exploration et la production des hydrocarbures pour éviter des ruptures d’approvisionnement et des tensions sur les prix. Il a, dans ce sens, noté le rôle de la Sonatrach qui a « toujours consenti des investissements importants et continus pour mettre en œuvre son plan de développement afin de maintenir et accroître ses capacités de production pour satisfaire la demande, qu’elle soit nationale ou internationale ».

Le deuxième défi majeur est, selon M. Hachichi, « la décarbonisation des systèmes de production et de consommation d’énergie ». Il a, dans ce sens, indiqué que les compagnies énergétiques, à l’instar de la Sonatrach, doivent démontrer leur engagement envers le climat en mettant en place des solutions fiables.

Pour ce responsable, « le développement du gaz représente une solution immédiate pour décarboner l’industrie et la production d’électricité, en substitution au charbon ». Il est aussi question de développer « une économie basée sur la transition énergétique », en sus de l’intégration dans le mix énergétique des énergies renouvelables. Ces objectifs sont au cœur de la politique de la Sonatrach, selon son premier responsable, qui a mis en avant le grand potentiel de l’Algérie en matière d’énergie solaire.

Le pays s’engage pleinement, a-t-il indiqué, « dans le développement des énergies renouvelables, visant à atteindre une part considérable dans la production nationale d’électricité, avec un objectif de produire 15 000 MW d’ici à 2035 », notant que la décarbonisation est également au cœur des préoccupations.

Hachichi, qui a souligné l’importance de cette manifestation, la qualifiant d’« événement de premier plan sur la scène énergétique internationale d’Afrique et de Méditerranée », a souligné la nécessité de la collaboration entre les différents partenaires dans le secteur énergétique, à même de relever les enjeux climatiques et garantir une énergie durable.

De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Energie et des Mines, Abdelkrim Aouissi, a souligné la nécessité d’aller vers une transition énergétique progressive, à travers l’adoption d’un mix énergétique diversifié, mettant en avant le grand potentiel du pays, notamment en énergie solaire, ainsi que la volonté des pouvoirs publics de développer la production de l’hydrogène.

Aouissi, qui a souligné l’implication de l’Algérie dans la dynamique mondiale de lutte contre le changement climatique et la réduction de l’empreinte carbone, a fait savoir que l’Algérie s’adapte aux changements qui s’opèrent sur le plan international mais, en même temps, œuvre à répondre à la demande locale en énergie.

Selon lui, le pays poursuit ses efforts, notamment en termes d’exploration, d’augmentation des capacités de production, de développement des capacités de transport, à même de soutenir sa place de fournisseur fiable sur le marché énergétique international.

Il a, dans ce sens, signalé le programme d’investissement de la Sonatrach, qui va investir durant la période 2023/2027 plus de 42 milliards de dollars, dont plus de 14 milliards de dollars réservés pour les projets de gaz, dans l’objectif d’augmenter ses capacités de production. L’amélioration des capacités de production et d’exportation nécessite, selon le SG du ministère de l’Energie, « un appui technologique et le partage de risque avec les partenaires étrangers ». Il a ainsi évoqué les avantages et incitations qu’accorde la nouvelle loi sur les hydrocarbures. La disponibilité d’accompagner les investisseurs dans le secteur énergétique a, par ailleurs, été réitéré par le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Rachid Nadil.



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