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Nationale

Mystérieuse disparition de 17 harraga

Mystérieuse disparition de 17 harraga

Dix-sept harraga sont portés disparus depuis des semaines. Leurs familles s’inquiètent de jour en jour. Des informations anonymes parvenues à ces familles désespérées signalent que leurs enfants, tous des jeunes dont l’âge varie entre 18 et 25 ans, se trouvent dans les geôles tunisiennes.

Depuis plus de deux semaines, c’est le va-et-vient de ces parents de harraga qui sont qui un père, qui une mère, qui un frère ou une sœur, sollicitant des informations auprès du consulat général de Tunisie basé à Annaba.

Reçus une première fois par un attaché consulaire de Tunisie sans avoir décliné ses fonctions officielles, et après les avoir écoutés en moins de trente minutes, il leur promettra de faire au plus vite des recherches auprès des services de sécurité tunisiens.

Depuis, plus rien. Et c’est à juste raison que les familles de ces disparus provenant des wilayas d’El-Tarf, de Jijel, d’Oum El-Bouaghi et d’Annaba, suite à leurs doléances auprès de la représentation consulaire tunisienne à Annaba, reviennent chaque jour pour tenir un sit-in devant ce même lieu en espérant avoir des nouvelles de leurs proches. Jusqu’à hier, toujours rien, aucune nouvelle.

Une mère de famille rencontrée aux abords du consulat de Tunisie nous dira, dans un souffle de désespoir : « Je sais que mon fils est vivant et se trouve dans une prison tunisienne ». A la question : « Qui vous dit que votre fils se trouve dans une prison tunisienne ? », elle me répondit : « C’est mon cœur qui me le dit et pour vous montrer que c’est vrai, pourquoi le consulat tunisien, depuis des semaines n’arrive pas à nous donner des réponses ? (…) on veut bien savoir si nos enfants sont morts ou en vie (…) en vie nous serons heureux, morts au moins on fera notre deuil ».

Un grand-père d’un de ces harraga, originaire d’El-Tarf, qualifiera ces disparitions d’« affaire vraiment sombre tant que la mer, depuis le 31 décembre dernier, n’a rejeté aucun cadavre ».

Pour rappel, les 17 candidats à l’émigration clandestine avaient pris la mer dans la nuit du 31 décembre à partir de la plage de Sidi Salem, daïra d’El-Bouni. Selon des anciens harraga, notoirement connus à Annaba, l’« hypothèse que le 17 disparus se trouvent dans une prison tunisienne tient la route, car devant la situation sécuritaire alarmante que traverse la Tunisie, il se pourrait que les services de sécurité de ce pays procèdent à des enquêtes poussées ».

Pour l’instant, faute d’éléments de réponse, la colère et la consternation sont visibles sur les visages de ces parents qui ne comptent pas abandonner leur protestation devant la représentation diplomatique tunisienne.

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