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Monde

Myanmar accorde la nationalité birmane à des non-musulmans des Rohingyas

Myanmar accorde la nationalité birmane à des non-musulmans des Rohingyas

Un militant et un blogueur Rohingya a affirmé que « les autorités de Myanmar accordent la nationalité aux non-musulmans des Rohingyas », a rapporté l’agence d’informations iranienne Farsnews.

Dans une interview exclusive avec un militant politique de la minorité Rohingya, M.Ni San Luen a confirmé que  » plus de 4 000 personnes ont été tuées au cours des deux dernières semaines , dans les attaques de l’armée et des extrémistes locaux contre la minorité musulmane », ajoutant que « les forces gouvernementales n’épargnent la vie ni des enfants ni des vieillards, sachant que de nombreux rapports dénoncent des pratiques de torture des forces du régime birman provoquant la paralysie.

Sans compter, les meurtrex par le feu direct de ces forces , et donc le nombre réel de ceux tués est bien supérieur à 4 000. Les autorités ont empêché toute personne d’entrer dans un des villages pour obtenir des statistiques précises.

L’OCI dénoncent des « actes brutaux » de l’armée

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a dénoncé dimanche « des actes brutaux systématiques » de la part de l’armée birmane à l’encontre de la minorité musulmane des Rohingyas, appelant à une enquête indépendante sous l’égide des Nations Unies.

Dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet de la plus grande organisation panislamique mondiale à Astana, au Kazakhstan, ses 57 pays membres expriment leur « grave préoccupation concernant les récents actes brutaux systématiques de la part des forces armées contre la communauté musulmane des Rohingyas en Birmanie, ce qui constitue une violation grave et grossière du droit international ».

L’OCI appelle Rangoun à accepter une mission de l’ONU pour « mener une enquête complète et indépendante sur les cas établis de violations du droit international concernant les droits de l’homme et amener les coupables devant la justice ». L’OCI est actuellement présidée par la Turquie dont le chef de l’Etat Recep Tayyp Erdogan avait qualifié les violences actuelles de « génocide ».

D’après les derniers chiffres des Nations unies, près de 300.000 personnes, la plupart des musulmans rohingyas, se sont réfugiées au Bangladesh pour fuir la campagne de répression déclenchée en Birmanie par des attaques des rebelles de cette minorité contre la police. Face à l’ampleur de la crise humanitaire, les rebelles ont décrété dimanche un cessez-le-feu unilatéral d’un mois. 

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