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Nationale

Musulmans en Birmanie : L’Algérie appelle l’ONU à les protéger

Musulmans en Birmanie : L’Algérie appelle l’ONU à les protéger

L’Algérie a exprimé vendredi, dans une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), Abdelaziz Benali Cherif, sa « grande préoccupation » face aux violences, rapportées par de nombreuses sources médiatiques et diplomatiques, perpétrées à l’encontre des citoyens birmans de confession musulmane, appelant le gouvernement birman à la « protection en urgence » de ses citoyens Rohingyas.

En réaction aux informations rapportées par de nombreuses sources, faisant état de violences exercées à l’encontre de citoyens birmans de confession musulmane, Benali Cherif a affirmé dans sa déclaration à l’APS que « les drames qui se déroulent quasi à huis clos en Birmanie, dont sont victimes les citoyens birmans de confession musulmane, ont atteint des cimes inqualifiables dans l’horreur, selon les informations rapportées par de nombreuses sources médiatiques et diplomatiques », soutenant que « ces violences sont une source de grande préoccupation » pour l’Algérie ».

« Nous appelons le gouvernement de Birmanie à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur ces violence et s’acquitter de son devoir de protection de ses citoyens Rohingyas », a-t-il poursuivi.

« La communauté internationale est également appelée à agir en urgence, notamment dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés pour mettre un terme définitif à la violence exercée contre cette population vulnérable, et prévenir le drame humanitaire dont les contours se dessinent chaque jour davantage « , a-t-il conclu.

En onze jours selon l’ONU, plus de 130.000 Rohingyas sont allés se réfugier au Bangladesh où se trouvent déjà plus de 400 000 membres de cette minorité musulmane. Soit au total plus de 530.000 réfugiés.

« C’est comme si on avait forcé à l’exil tous les habitants de Lyon et Villeurbanne à la fois. A cela, il faut ajouter les massacres massifs, viols, infanticides et l’extermination méthodique de toute une population pour la simple raison qu’elle est musulmane « , ont indiqué des militants de droits de l’homme d’origine algérienne en France.

De 1962 à 1981, les persécutions contre les musulmans birmans se faisaient de plus belles et de manière récurrente, et cela sans bronchement, aucun, des dirigeants du monde d’alors.
Ainsi, se sentant certainement intouchable, l’État birman décida alors, en 1982, de franchir le rubicon, en retirant purement et simplement la citoyenneté à cette dite minorité.

On leur a ainsi interdit tout droit politique (comme voter ou se présenter à une élection), économiques (comme tenir un magasin et commercer avec des bouddhistes) ou encore sociaux (comme avoir accès aux soins, se marier et avoir plusieurs enfants).

” Ce n’est pas encore fini puisque depuis 2012, prétextant un supposé viol d’une Birmane par un Rohingya, il leur est désormais interdit tout mariage inter-religieux entre musulmans Rohingyas et bouddhistes birmans.

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