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Nationale

Mustapha Hanifi : « La loi sur les hydrocarbures est une nécessité »

Mustapha Hanifi : « La loi sur les hydrocarbures est une nécessité »

L’élaboration de la nouvelle loi sur les hydrocarbures est une nécessité, pas un choix. L’Algérie a consommé 60% des réserves couvertes par les contrats. Si on n’agit pas maintenant, avec une expansion de la consommation et la production qui ne suit pas la cadence, en 2030 on va se retrouver avec un bilan déficitaire, alors que le pays dispose d’un potentiel important. 
Ce sont ces vérités que le directeur général des hydrocarbures au ministère de l’Energie, Mustapha Hanifi, a exposées, ce dimanche 13 octobre , au Forum d’El Moudjahid où il s’est contenté de dresser un constat « alarmant », d’où la nécessité d’élaborer une loi sur les hydrocarbures plus attractive d’investissements étrangers.
Il a cependant évité, même interpellé, de parler de l’élaboration en ces temps de crise, par un gouvernement chargé uniquement de gérer les affaires courantes, de cette loi stratégique qui engage l’avenir des futures générations. Une loi contestée par « la rue » qui a exprimé son refus de la voir votée en organisant hier une marche de protestation devant l’APN.
M. Hanifi, qui rappelle les deux missions phare confiées au secteur consistant à assurer la sécurité énergétique du pays et des revenus pour financer le développement de l’économie nationale, a affirmé que ce n’est pas un choix, mais une nécessité d’adopter une nouvelle loi, d’autant que les précédentes ont prouvé leurs limites et n’ont pas donné les résultats escomptés. Il cite dans ce sens l’amendement de la loi effectué en 2013 qui n’a que compliqué la situation.
« On n’a signé depuis que quatre contrats. Il y a certains qui ont même arrêté à la phase d’exploration », a-t-il précisé, signalant que plusieurs découvertes sont en souffrance et n’ont pas pu être développées à cause de cette loi. Une loi qui n’attire pas les investisseurs étrangers, compte tenu de la complexité du régime fiscal, avec un taux de taxes des plus élevés au monde, mais aussi de la bureaucratie qui décourage l’investisseur. Devant cette situation, l’intervenant s’est interrogé : « On doit agir ou croiser les bras ? ».
Selon lui, on a besoin du partenaire étranger pour, d’un côté, partager le risque, et de l’autre côté, développer la technologie. « On ne peut pas laisser Sonatrach seule », enchaîne-t-il, qui « n’a ni les moyens humains ni financiers pour développer le secteur », soulignant la nécessité d’aller vers de nouveaux gisements.
Pour ce qui est de cette loi, qui sera diffusée sur le site électronique du ministère et celui de Sonatrach dans les prochains jours, l’invité d’El Moudjahid répond à ses détracteurs, qui critiquent l’implication des sociétés étrangères dans la préparation de cette loi. « C’est un projet mûrement réfléchi. Un produit purement algérien.
Ce sont les compétences algériennes qui ont préparé cette loi qui est le fruit de trois années de travail », a-t-il affirmé, signalant le recours aux consultants et partenaires habituels de l’Algérie.

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