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Culture

Musique traditionnelle japonaise à Alger : Flûte et tambour à l’honneur

Musique traditionnelle japonaise à Alger : Flûte et tambour à l’honneur

Un duo d’artistes japonais a animé dans la soirée de ce mardi 25 février, à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth à Alger, un concert de musique traditionnelle devant un public nombreux.

Lors de ce concert Wagaku Miyabi (tambour et flûte), la chanteuse Hara Yoshiko est au tambour et Kojima Yoko est à la flûte japonaise. Les deux artistes apparaissent sur scène en costume traditionnel, des kimonos noir et rouge, rapporte l’Agence presse service d’Algérie. Sous les applaudissements de l’assistance, le duo se produit sous le décor d’une façade de paravents disposés en ligne brisée ornée d’une soie violacée. Une heure de temps durant, les deux artistes souriantes ont présenté au public une dizaine de pièces, celles qui perpétuent la tradition paysanne japonaise dans différentes situations de vie. Les pièces Tao par Basara Aki et Koizumi Naoré, Kagari Dengaku par Toki Tatara, Buchiawaze Taiko, chanson populaire de Chiba, Kokiri Kobuchi, chanson populaire de Toyama, Takeda No Komoriuta, chanson populaire de Kyoto, Retsu par Sato Bunta, J-Pop Now et Fiesta par Kojima Yuko figurent parmi d’autres au programme de cette soirée qui a drainé un public assez homogène, d’adeptes à la culture nipponne.

Très dynamiques, semant la joie parmi les spectateurs, le duo japonais féminin, exécutant des mélodies aux gammes pentatoniques étalées sur des rythmes ternaires, a restitué des situations de vies traditionnelles renvoyant aux thèmes de Image de cuisson de céramique, Fête joyeuse, animée par des pêcheurs, Chansons populaires de Toyama et Kyoto, Peuple de Tsugarui nature, J-Pop Senbon-Sakura, Hatsune-Mika, Naruto, célèbre bande dessinée et film d’animation au Japon. Hara Yoshiko et Kojima Yoko ont ensuite réservé à l’assistance la surprise – très appréciée – d’interpréter les pièces Fiesta et Desert Rose aux thèmes tirés de la chanson mythique Ya lawled dirou hala du groupe El Bahara de Sadek Djemaoui et du duo Sting-Mami, respectivement.

En intégrant le public dans l’ambiance de la scène et les tours de chants qu’elles entonnent, les deux artistes ont, à l’issue du spectacle, carrément quitté la scène pour gagner l’extérieur de la salle, après avoir franchi la porte de sortie, et d’inviter les spectateurs à se constituer en cercle et continuer à jouer et à chanter au milieu de l’arène qu’elles viennent de créer. Les deux artistes ont interagi avec le public, qui a apprécié le programme proposé et savouré tous ses instants dans la délectation.

Ce duo a également animé, le lendemain de son concert, un master-class au profit d’une quarantaine d’étudiants de l’Institut national supérieur de la musique d’Alger (Insm), Cette session pédagogique d’envergure internationale « est une occasion de jumeler les deux cultures algéro-japonaise », selon Abdelkader Bouazar, directeur général de l’institut.

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