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Nationale

Mouloud Hamrouche ne sera pas l’homme providentiel

Mouloud Hamrouche ne sera pas l’homme providentiel

Mouloud Hamrouche, l’ex-chef de gouvernement sous la présidence de Chadli Bendjedid, sollicité à plusieurs reprises par plusieurs milieux politiques et intellectuels, et même au sein de l’Armée nationale, ne sera pas ce candidat providentiel à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain.

Dans une lettre qui ne laisse plus aucune place au doute, Mouloud Hamrouche a décliné, une fois de plus, les demandes des milieux politiques pour qu’il se porte candidat, restant inflexible sur sa position initiale, celle de ne pas s’engager dans un processus politique actuel ou à venir

Dans cette lettre datée du 2 octobre, il explique : « J’ai eu à prendre une position et formuler mes points de vue sur la situation que vit notre pays, sur l’espoir que nourrissent nos concitoyens ainsi que sur des échéances projetées. J’ai toujours réfuté la confusion et rejeté la mystification. Je continue à croire que la nature des exigences du moment ne peut être exaucée par des promesses. » Pour lui, « elle requiert des engagements des plus clairs, des plus forts, des plus larges et des plus inclusifs. » Il a ainsi remercié « celles et ceux anonymes qui souhaitent me voir impliqué dans les joutes électorales » avant de rappeler sa position de rester en dehors de tout processus électoral. « Ma position sur cette question est claire et inchangée, mais mon engagement demeure total et mon espoir, comme eux, intact. »

S’il refuse l’offre de se porter candidat à cette élection présidentielle du 12 décembre prochain, et il l’affirme, il n’en demeure pas moins qu’il ne ferme pas la porte à son « engagement » politique pour, notamment, accompagner cette échéance électorale, sinon un soutien à des candidats (?) Mais quels candidats ?

Des appels avaient été lancés en fin de semaine pour un rassemblement, ce samedi, devant la demeure de M. Hamrouche pour l’inciter à s’engager dans la présidentielle du 12 décembre. La lettre qu’il vient de rendre publique met un terme à l’espoir de beaucoup de ses partisans, ceux qui ont soutenu le mouvement des réformes économiques qu’il avait mis en place à la fin des années 1980, de le voir engagé dans la bataille électorale.

Mais Hamrouche est resté depuis longtemps au poste d’observateur de la situation politique et économique nationale, refusant toujours de s’impliquer directement, mais plutôt par des conseils et analyses qui illustrent ses vues et sa perception de la situation politique nationale, et ses solutions également, égratignant au passage quelque autorités officielles.

Mais alors, l’idée de voir un vrai candidat à la prochaine présidentielle soutenu par des courants politiques influents, des intellectuels et des milieux syndicaux, et même au sein de l’armée– celle-ci verrait bien un tel personnage politique s’impliquer directement dans la résolution de la crise actuelle–, part en fumée.

Quelle tristesse politique, il ne restera dorénavant, et encore, le premier risquant de se retirer, que deux anciennes figures du système de gouvernance de Bouteflika Ali, Ai Benflis et Abdelmadjid Tebboune, comme candidats parmi plus d’une centaine de candidatures au scrutin du 12 décembre prochain. L’homme providentiel ne sera pas là. Mais, au fait, a-t-il jamais existé ?

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