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Nationale

« Mossaab l’aveugle » condamné à la prison à vie

« Mossaab l’aveugle » condamné à la prison à vie

Le président du tribunal criminel d’Alger, Rekkad Mohamed, a prononcé ce mardi des peines de 10 ans à la perpétuité, en passant par 20 ans de réclusion criminelle dans l’affaire des sept accusés qui activaient au sein de l’ex-GIA dans les quartiers périphériques et régions limitrophes de la capitale à l’instar des Eucalyptus, Dely Ibrahim, Khraissia, Draria, Hattatba, Bou Haroun, La Chiffa et Boufarik.

Les mis en cause, parmi lesquels figure notamment Kobbi Hocine alias « Mossaab l’aveugle » qui a écopé de la perpétuité, et son acolyte Aouar Mohamed, qui s’est vu infliger la même peine, sont poursuivis avec cinq autres, pour plusieurs chefs d’inculpation entre création d’une association terroriste ayant pour objectif de déstabiliser la situation sécuritaire, dépôt d’engins explosifs dans des lieux publics et plus particulièrement des marchés populaires, homicides volontaires avec préméditation et guet-apens, enlèvements, viols et détention de munitions et faux et usage de faux dans des documents administratifs.

Le groupe en question activait sous les ordres du sanguinaire Oukali Rachid connu sous le sobriquet de « Rachid Abou Tourab », qui avait remplacé le dangereux terroriste abattu par les services de sécurité, Antar Zouabri, alors chef de l’ex-Gia, de 1997 à 2002 et avait perpétré plusieurs attentats meurtriers contre de paisibles citoyens dont des écoliers et des enfants en bas âge, des policiers, des femmes et des étrangers.

Sur les six inculpés auditionnés, un seul n’est pas revenu sur ses déclarations ; il s’agit d’Aouar Mohamed, qui a fait de fracassantes déclarations au président : « Je suis condamné à mort dans des affaires similaires, alors quel que soit le verdict que vous prononcerez, cela ne changera rien dans ma vie. L’Etat doit me dédommager pour le préjudice moral qui m’a été occasionné. »

Et d’ajouter : « J’ai participé à plusieurs attentats ayant ciblé des policiers. J’ai assassiné deux policiers dans la localité de Dely Brahim. J’ai également participé à l’assassinat de 13 enfants à Kheraissia. »

Les autres inculpés qui se sont succédé à la barre ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés, au cours notamment de l’instruction judiciaire, estimant que « les aveux leur ont été soutirés par les éléments du Département des renseignements et de la sécurité (DRS) ». Il convient de signaler que l’un des principaux inculpés, Kobbi Hocine, a été touché par la déflagration d’une bombe artisanale qui lui a été remise par la horde terroriste pour la déposer dans l’enceinte de la gare ferroviaire du Gué de Constantine en 1997.

Le procureur général a requis la peine capitale contre tous les mis en cause arguant que toutes les preuves, notamment en ce qui concerne les assassinats sont réunies et a, par ailleurs, estimé que les incriminés ne méritent ni clémence ni indulgence.

Les avocats de la défense ont dressé un dur réquisitoire contre les services de sécurité lesquels sont, selon eux, à l’origine des graves accusations portées à l’encontre de leurs clients.

Les avocats ont par ailleurs affirmé que « les services ont maquillé les accusations au cours de l’enquête préliminaire et que leurs clients ont été gardés à vue plus qu’il ne faut et certains ont dépassé 16 jours de détention avant leur présentation devant le procureur puis devant le juge d’instruction, et que ce dernier a violé les dispositions relatives aux auditions car les procès-verbaux ne portaient pas d’en-tête ! »

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